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Bonjour tout le monde

Je vous emmène en Russie au coeur du 20ème siècle avec la jolie Anastasia Nikolaïevna de Russie et sur sa mystérieuse disparition en 1918. 

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Son altesse impériale la grande-duchesse Anastasia Nikolaïevna de Russie

( 1901 - 1918 )

 

Son enfance

 

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La grande-duchesse Anastasia naît le 18 juin 1901 au palais de Peterhof

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(surnommé le "château de Versailles russe") à 6 km au sud de Saint-Pétersbourg. Elle est la quatrième fille de l'empereur II de Russie et de l'impératrice Alexandra Feodorovna, née Alix de Hesse et du Rhin. 

 

Les parents d'Anastasia en 1894 

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Les parents d'Anastasia 

Par sa mère, elle est également une arrière-petite-fille de la reine Victoria.

La première photo de Victoria en 1899 et la deuxième en 1842 

La reine Victoria 

 

Elle a pour titre complet Son altesse impériale la grande-duchesse Anastasia Nikolaïevna de Russie  

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Anastasia est surnommée Nastya, Nastas ou Nastanka par ses proches. Elle est éduquée par un précepteur suisse, Pierre Gilliard, tout comme ses trois soeurs aînées, les grandes-duchesses Olga, Tatiana et Maria, et avec leur frère cadet le tsarévitch Alexis.

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 Les 4 soeurs ( Olga, tatiana, Maria, Anastasia et leur petit frère Alexis) 

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Anastasia et sa soeur Maria se font appeler La petite Paire par la famille car elles sont très souvent ensemble et partagent la même chambre

Maria et sa soeur Anastasia 

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(comme leurs deux soeurs aînées d'ailleurs). Les quatre soeurs sont également connues sous l'acronyme OTMA, assemblage de leurs initiales respectives.

Olga et sa soeur Tatiana 

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Anastasia est connue pour être une enfant puis une adolescente espiègle, taquine, bruyante, active, fougueuse, et souriante. A l'inverse de ses soeurs, son comportement n'est guère "princier". Elle a d'ailleurs supplié sa mère, sans succès, de la scolariser dans un institut afin de se faire des amies, et a même envisagé une carrière d'actrice de théâtre, au grand désespoir de sa mère.

Anastasia aimait peindre 

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Intelligente mais peu interressée par l'école, elle est dotée d'un certain sens de l'humour et aime les plaisanteries sarcastiques. Refusant de pratiquer la langue allemande de sa mère, elle aime cependant discuter en français avec son précepteur Gilliard. Elle adore également s'occuper de ses deux chiens, Shvybzik et Jimmy.

Elle passe son temps libre à écouter son phonographe, à écrire des lettres, à regarder des films, à faire des photographies,

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à jouer de la balalaïka avec son frère et à s'étendre au soleil. Il lui arrive aussi d'aller fumer secrètement dans le jardin, parfois accompagnée de sa soeur Olga. Cependant, elle souffre de maux d'estomac et a un hallux valgus.

Les enfants du tsar Nicolas II en 1910 

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 La famille du tsar Nicolas II en 1914

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La révolution de février 1917

 

La Révolution de février 1917 sonne le glas au régime impérial et le gouvernement perd le soutien du peuple russe. Nicolas II abdique d'abord en faveur de son fils Alexis (malade et incapable de régner), puis en faveur de son frère le grand duc Michel de Russie le 15 mars 1917. 

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Le couple impérial et ses enfants sont alors assignés à résidence au Palais Alexandre. 

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Le ministre de la Justice Kerenskie essaie alors d'organiser l'exil de la famille impériale, 

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puisque le roi George V est cousin germain de Nicolas II par sa mère et cousin germain d'Alexandra par son père. 

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Mais le souverain britannique refuse car il a peur de devenir impopulaire. Après cela, les Romanov sont emprisonnés à Tsarskoïe Selo au palais Alexandre, puis à Toblosk et enfin à la Villa Ipatiev à Ekaterinbourg. 

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 A Ekaterinbourg, où seuls cinq domestiques ont pu les suivre ( le médecin, la femme de chambre, le laquais, le cuisinier et son marmiton), ils sont surveillés par la Tchéka. La maison Ipatiev dans laquelle ils sont gardés est appelée La maison à Destination Spéciale.

La garde de la famille impériale est assurée par des hommes ayant toute la confiance du commissaire lakovlev, ce sont des ouvriers travaillant dans les usines avoisinantes. Le commandant Avdeïev commande la garde extérieure et intérieure de la maison Ipatiev. Le logement du commandant et de dix autres gardes se situait à l'étage réservé à la famille impériale. Cette cohabitation sera source pour les membres de la famille impériale de nombreuses vexations, ils seront les victimes d'incessants quolibets de la part des gardes, de plaisanteries douteuses à l'encontre des jeunes grandes-duchesses. Aucune intimité n'était possible pour chacun des membres de la famille de Nicolas II de Russie, qui furent dans l'obligation de partager cette villa avec leurs geôliers. 

La famille Romanov en captivité 

Les fenêtres sont cadenassées, et certaines d'entres elles sont même cachées par des volets extérieurs. Des palissades ont été construites autour de la demeure pour la dissimuler.

Probablement à cause de l'arrivée imminente des Armées blanches, le sort des membres de la famille impériale et de leur suite est scellé.

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Après que le petit marmiton eut été évacué, Les Romanov sont réveillés dans la nuit du 16 au 17/ juillet 1918. Les onze personnes sont assassinées vers deux heures du matin, en moins de trois minutes, dans une pièce au rez-de-chaussée de La Maison à Destination Spéciale: les hommes chargés de l'exécution visent le coeur et on achève les survivants d'une balle dans la tête et de coups de baïonnette. Le massacre a été commis par un groupe de Bolcheviks commandé par lakov Sverdlov et Lakov lourovski, probablement sur l'ordre de Lénine.

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Les corps de la famille impériale furent chargés dans un camion puis transférés dans une forêt proche de Ekaterinbourg. Déshabillées, arrosées d'essence, brûlées et défigurées à l'acide sulfurique, les victimes sont jetées dans un puit de mine d'où elles furent, quelques jours plus tard, retirées pour être ensevelies sous un chemin forestier. 

 

LA SURVIE D'ANASTASIA : UNE LEGENDE ?

 

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A cause des déclarations contadictoires des journaux et de la confusion ayant régné pendant les opérations de dissimulation des corps, un trouble profond s'installe chez les Russes blancs qui investissent Ekaterinbourg le 25 juillet 1918.

Le sort de la famille impériale est donc resté pendant longtemps sujet à controverses: si le juge Sokolov, dépêché par l'amiral Koltchak, conclut immédiatement au massacre collectif et à l'incinération des corps, divers historiens s'appuyant en cela sur des rumeurs répandues dans la région d'Ekaterinbourg contestèrent ses conclusions.

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Ainsi l'historienne Marina Grey fille du général Denikine, tenta de démontrer la survie d'une partie de la famille impériale; le prénom d'Anastasia est cité fréquemment,

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mais elle considère, contrairement à la plupart des partisans de la thèse de la survie tels que Marc Ferro ( historien français)

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et Michel Wartelle notamment que la famille impériale est morte vers 1919 ou 1920 pendant la guerre civile russe et qu'à ce titre la fameuse Anna Anderson était une affabulatrice.

Pourtant elle a été reconnue comme la fille du tsar par Tatiana Botkine, la fille du médecin du tsar (assassiné avec la famille impériale)

Tatiana Botkine en 1918

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qui publia un an après sa mort un ouvrage sur elle. Elle a été également identifiée par deux cousins germains allemands des cinq enfants de Nicolas II et de l'impératrice qui défendirent Anna Anderson

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pendant les procédures des années 1950 et 1960: les princes Frédéric Ernst de Saxe-Altenbourg (1905-1985) et Sigismund de Prusse (1896-1978). Il faut aussi citer le capitaine Felix Dassel qui en 1916 pris en charge les filles et en 1927, sceptique relativement à sa possible survie, tenta plusieurs fois de la piéger en lui communiquant de fausses informations, qu'elle corrigea aussitôt. En 1958, peu avant sa mort, il re-témoigna sous serment l'avoir reconnue. Par ailleurs les campagnes contre elles commencèrent lorsqu'elle affirma avoir vu Ernst de Hesse (l'oncle Ernie) en décembre 1916 à Saint-Pétersbourg à l'occasion d'un voyage secret de celui-ci pour négocier une paix séparée avec la Russie.

Ces faits recoupés avec la thèse du massacre collectif ont amené à dire qu'Anastasia aurait survécu au massacre grâce aux bijoux et aux diamants cousus dans sa robe, qui auraient fait ricocher les balles sans la toucher. Lors d'un interrogatoire, un soldat aurait certifié qu'il manquait un corps avant de les enterrer et que pendant le chemin, il aurait entendu des gémissements humains. De plus, Anastasia aurait survécu aux coups de feu et aux coups des soldats lénistes dans la maison. Les soldats l'auraient frappée de nouveau mais n'auraient pas vérifié si elle était morte.

Le mystère commence donc à cet instant, c'est-à-dire au moment de la non-vérification de la mort d'Anastasia et de l'empressement des soldats à enterrer tous les corps. Par ailleurs, si Anna Anderson ne gagna pas ses recours, elle ne les perdit pas non plus. En 1967, puis en cassation en 1970, les tribunaux allemands estimèrent qu'Anna Anderson n'avait pas prouvé son identité impériale, mais ne purent non plus exclure qu'Anastasia ait survécu au massacre. On lit dans le rapport de 1967: " la mort de la grande-duchesse Anastasia à Ekaterinbourg ne saurait être tenue pour un fait historique irréfutable ? " .

D'autres femmes ont prétendu, tout au long du XXème siècle, être la grande-duchesse Anastasia. Eugénia Smith est la plus célèbre; mais celle-ci apparut seulement en 1963, soit quarante-trois ans après Anna Anderson. Elle ne fut cautionnée que par son éditeur. Des tests ADN auraient prouvé que les deux prétendantes étaient l'une et l'autre des fabulatrices. Mais ils prennent le contrepied des recherches graphologiques, des examens anatomiques du corps d'Anna Anderson, sur demande même de ses ennemis qui authentifiraient la version de ses nombreux et persistants partisans. On trouve chez les défenseurs, Gleb Botkine, Dominique Auclères, Peter Kurth, Tatiana Bokine, James Blair Lovell, Marc Ferro, Michel Wartelle, les romanciers Jacqueline Monsigny et Franck Ferrand, le journaliste espagnol Miguel Azian de El Pais; plus prudemment Anthony Summers et Tom Mangold qui lui consacrent un chapitre, après avoir récusé dans un autre tous les autres prétendants, dont Eugénia Smith. Chez ses adversaires on trouve Pierre Gilliard, Alain Decaux, Marina Grey, les romanciers Elie Durel et Steve Berry. Alain Decaux et Elie Durel mettaient en relief des incohérences, des invraisemblances ou des mensonges sur les narrations de sa vie entre 1918 et 1920.

En 1990, les corps de la famille impériale ont été retrouvés et exhumés, puis identifiés par une analyse ADN. Deux corps manquent, celui du tsarévitch Alexis et celui de l'une de ses soeurs, Maria ou Anastasia. D'après le rapport de Yourovski, qui dirigea l'exécution, ces deux corps furent brûlés dans les bois voisins.

Le 16 juillet 1998, Nicolas II a été inhumé avec les membres de sa famille (sauf Alexis et l'une de ses soeurs). Ils furent inhumés en présence des descendants de la famille Romanov, notamment du prince Nicolas Romanov, chef de la maison impériale de Russie.

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Le 14 août 2000, Nicolas II et sa famille ont été canonisés par l'église orthodoxe de Russie, qui les considére comme morts en martyrs.

Lors de fouilles, réalisées en juillet 2007, sur le lieu probable où les corps du tsarrévith et de l'une de ses soeurs auraient été enterrées, ont été retrouvés des ossements de deux corps. D'après les premières conclusions, il s'agirait d'un jeune garçon âgé de treize, quatorze ans et d'une jeune femme âgée de dix-neuf, vingt ans. Tels étaient les âges du tasrévith Alexis et de la grande -duchesse Maria au moment de leur mort.

Le 22 janvier 2008, à l'occasion du dépôt des conclusions préliminaires de l'expertise génétique, Nikolaï Nevoline, chef du bureau régional de l'expertise médico-légale de Sverdlovsk, a confié à RIA Novosti: 

" Les ossements découverts le 29 juillet 2007 aux abords d'Ekaterinbourg appartiennent à des enfants du dernier empereur russe. Les analyses ADN effectuées à Ekaterinbourg et à Moscou ont confirmé notre hypothèse. Une fois ces expertises terminées, leurs résultats seront comparés à ceux de nos collègues étrangers."

Le 30 avril 2008, les analyses génétiques effectuées par un laboratoire américain auraient confirmé que les restes provenaient bien du tsarévith Alexis et de sa soeur, la grande-duchesse Maria.

Mais " la prétendante" Anna Anderson a été enterrée et incinérée en février 1984 aux Etats-Unis sous le titre angalis, de " Son altesse impériale (Her Imperial Highness) Anastasia of Russia 5/18 June 1901- 12 February 1984". Elle a toujours ses adeptes. Une pierre tombale à son nom marital existe aussi en Bavière.

Monument érigé à la mémoire des enfants martyrs d'Ekaterinbourg

Le 15 novembre 2011, jour anniversaire de la naissance de la grande-duchesse Olga Nikolaïevna de Russie,

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un monument d'une hauteur de 2,9 mètres, d'un poids de 2 tonnes fut inauguré dans le monastère de Ganina lama près d'Ekaterinbourg en Oural. Le métropolite Vikenti de Tachkent présida cette cérémonie précédée d'une liturgie. Ce monument à la mémoire des enfants du dernier tsar de Russie est une oeuvre du sculpteur russe Igor Akimov. Ce monument représente les cinq enfants impériaux (Olga, Tatiana, Maria, Anastasia et Alexis)

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descendant du paradis. Un monument dédié au tsar Nicolas II de Russie et à son épouse avait été inauguré dans le monastère Ganina lama quelques temps auparavant.

 

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Parlons un peu de la gastronomie russe avec quelques plats sympas que j'ai réalisé.

 

Salade Russe au saumon rose et mayonnaise

Salade russe au saumon frais

 

 

Un koulibiac ( pâté russe garni de saumon, d'épinard, de riz et de champignons, plat que l'on sert à Pâques ou le jour de l'an 

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Filet mignon de porc à la Strogonoff du chef Jean-Pierre Coffe 

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Boeuf Strogonoff plat typique de Russie, un délice !

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Filet mignon de porc au four "à ma façon" Orloff (recette revisitée)

 Filet Mignon de porc au four et farci façon Orloff

 

 

Je vous souhaite une bonne lecture en espérant que ce nouveau dossier " à travers l'histoire " vous aura plu.

A bientôt pour d'autres aventures

 

 

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