Maurice Ravel

  

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Hello ! tout le monde

Je ne m'arrête plus après mon dossier à travers la cuisine Russe de Sophie Rostopchine La Comtesse de Ségur, aujourd'hui, je vous invite à découvrir ou à redécouvrir le célèbre Pianiste et Compositeur de génie Joseph Maurice Ravel, natif de Ciboure au Pays Basque. Et à la fin de mon billet, je vous parlerais de la cuisine basque, on ne peut pas passer à côté.

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Un grand MERCI à toutes celles qui ont participé à trouver l'énigme de ce nouveau dossier.

ET LA GAGNANTE EST ???????

 

C'est HELENE qui a été tirée au sort , encore un grand merci pour ta participation ! et oui il fallait trouver le pianiste MAURICE RAVEL !

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Encore MERCI A TOUTES POUR VOTRE PARTICIPATION...

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Blason de ciboure

 

(1875 - 1937)

 

1875 - 1900 : UNE ENFANCE HEUREUSE

 

Maurice Ravel est né le 07 Mars 1875 à Ciboure (64500), dans la maison Estebania, quai de la Nivelle

Maison natale de Maurice Ravel

Maison natale à Ciboure

 

à Ciboure, près de Saint-Jean-de-Luz, dans les Basses-Pyrénées.

 

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Son père, Joseph Ravel (1832-1908), d'ascendance suisse et savoyarde, était un ingénieur renommé qui travailla notamment pour la construction de lignes de chemin de fer, l'industrie automobile et étendit les recherches d'Etienne Lenoir sur les moteurs à explosion. 

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Sa mère, née Marie Delouart (1840-1917), femme au foyer après avoir été modiste, elle est née à Ciboure d'une famille établie dans ce village depuis au moins un siècle. 

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Les parents de Maurice (Joseph (1832-1908) et Marie 1840-1917)

 

Maurice avait un frère, Edouard (1878-1960), qui devint ingénieur et avec lequel il garda toute sa vie de forts liens affectifs.

En juin 1875, la famille Ravel se fixa définitivement à Paris. La légende qui veut que l'influence de l'Espagne sur l'imaginaire musical de Maurice Ravel soit liée à ses origines basques est donc exagérée, d'autant que le musicien ne retourna pas au Pays Basque avant l'âge de vingt-cinq ans. En revanche, il revint régulièrement par la suite séjourner à Saint-Jean-de-Luz et dans ses environs pour y passer des vacances ou pour travailler.

Vue du port de Saint-Jean-de-Luz

Vue du port

 

Les falaises de Saint-Jean-de-Luz

Les falaises de Saint_Jean_de_Luz

L'enfance de Ravel fut heureuse. Ses parents, attentionnés et cultivés, familiers des milieux artistiques, surent très tôt éveiller son don musical et encourager ses premiers pas. Le petit Maurice commença l'étude du piano à l'âge de 6 ans sous la férule du compositeur Henry Ghys (1839-1908) et reçut en 1887 ses premiers cours de composition de Charles René (Harmonie et Contrepoint, c'est une forme d'écriture musicale). Le climat artistique et musical prodigieusement fécond à Paris à la fin du XIXe siècle ne pouvait que convenir à l'épanouissement de l'enfant Ravel qui cependant, au désespoir de ses parents et de ses professeurs, reconnut plus tard avoir joint à ses nombreuses dispositions "la plus extrême paresse". Dans son Esquisse autobiographique, le compositeur nota: "Tout enfant, j'étais sensible à la musique, à toute espèce de musique. Mon père, beaucoup plus instruit dans cet art que ne le sont la plupart des amateurs, sut développer mes goûts et de bonne heure stimuler mon zèle".

 

 

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UN AVENIR PROMETTEUR

 

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Classe de Charles Bériot en 1895, Ravel se tient à l'extrême gauche ( il a 20 ans)

 

Entré au Conservatoire de Paris en novembre 1889, Ravel fut l'élève de Charles Bériot

Charles_Wilfrid_de_Bériot_1890

et se lia d'amitié avec le pianiste espagnol Ricardo Vines, qui devint l'interprète attitré de ses meilleures oeuvres et avec qui il rejoignit plus tard la Société des Apaches.

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Enthousiasmé par la musique de Chabrier et de Satie,

Chabrier et Satie

admirateur de Mozart (Ravel cité par Nino Franck dans le journal Candide, 5 mai 1932),

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 Saint-Saëns, Debussy et du Groupe des Cinq, influencé par la lecture de Beaudelaire, Poe, Etienne Bonnot de Condillac (Abbé, Philosophe, écrivain,Académicien et économiste),

Etienne_Bonnot_de_Condillac

Villiers de L'Isle-Adam et surtout de Mallarmé, Ravel manifesta précocement un caractère affirmé et un esprit musical très indépendant. Ses premières compositions en témoignèrent: elles étaient déjà empreintes d'une personnalité et d'une maîtrise telles que son style ne devait guère connaître d'évolution par la suite: Ballade de la reine morte d'aimer (1894), Sérénade grotesque (1894), Menuet antique (1895) et les deux Sites auriculaires pour deux pianos (Habanera, 1895 et Entre cloches, 1897).

L'année 1897 vit entrer Ravel dans la classe de contrepoint d'André Gedalge, et Gabriel Fauré devenir son professeur de composition; deux maîtres dont il reçut l'enseignement 

Gedalge et Fauré

 avec comme condisciple Georges Enesco (1881-1955).

Georges_Enesco_1930

Fauré jugea le compositeur avec bienveillance, saluant un "très bon élève, laborieux et ponctuel" et une "nature musicale très éprise de nouveauté, avec une sincérité désarmante". Les deux artistes devaient se vouer leur vie durant une grande estime réciproque. Fauré introduisit son élève dans le salon de madame de Saint-Marceaux, qui aimait découvrir de jeunes talents et chez laquelle il joua régulièrement ses oeuvres, dont certaines en première audition privée. A la fin de ses études, Ravel composa une ouverture symphonique pour un projet d'opéra baptisé Shéhérazade ( Ouverture créée en mai 1899 sous les sifflets du public, à ne pas confondre avec les trois poèmes de Shéhérazade pour voix de femme et orchestre datés de 1903, et la célèbre Pavane pour infante défunte qui reste une de ses oeuvres les plus jouées, même si son auteur ne l'estimait pas beaucoup. 

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A la veille du XXe siècle, le jeune Ravel était déjà un compositeur reconnu et ses oeuvres discutées. Pourtant son accession à la célébrité n'allait pas être chose aisée. L'audace de ses compositions et son admiration proclamée pour les "affranchis" Chabrier et Satie allaient lui valoir bien des inimitiés parmi le cercle des traditionalistes.

 

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1900 - 1918: LA GRANDE PERIODE -  PRIX DE ROME " L'AFFAIRE RAVEL "

 

Maurice Ravel en 1907

 Maurice Ravel en 1907

Les 5 échecs du compositeur au prix de Rome se dessinèrent ainsi sur fond de querelle entre académisme et tendances avant-gardistes. Eliminé au concours d'essai en 1900, Ravel n'obtint qu'un deuxième Second Grand prix en 1901 (derrière André Caplet et Gabriel Dupont) pour sa cantate Myrrha inspirée du Sardanapale de Lord Byron, malgré les éloges de Saint-Saêns auquel le compositeur paraissait "appelé à un sérieux avenir". Ce fut la seule récompense obtenue par Ravel, qui échoua de nouveau en 1902 (Cantate Alcyone d'après Les Métamorphoses d'Ovide) et 1903 (Cantate Alyssa sur un texte de Marguerite Coiffier), avant d'être rejeté dès l'épreuve préparatoire en 1905, son âge lui interdisant toute tentative ultérieure. Ce dernier échec posa ouvertement la question de l'impartialité du jury où siégeait Charles Lenepveu, professeur des 6 concurrents admis en loge, 

Charles_Lenepveu_(Alphonse_Terpereau,_1875)

 et suscita, par-delà le cercle de ses premiers défenseurs, un courant d'indignation en faveur de Ravel. La nomination de Gabriel Fauré à la direction du Conservatoire de Paris en juin 1905, en remplacement de Théodore Dubois,

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 démissionnaire, ouvrit la voie à une lente réforme du prix de Rome. Ce que certains périodiques appelèrent "l'affaire Ravel" contribua à faire connaître le nom du musicien.

 

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PREMIER CHEFS-D'OEUVRE

Ses déboires au prix de Rome n'avaient pas empêché Ravel, dès 1901, d'affirmer pour de bon sa personnalité musicale avec les Jeux d'eau pour piano, pièce d'inspiration lisztienne qui, la première, lui valut l'étiquette de musicien impressionniste. Très tôt et longtemps dans sa carrière, Ravel fut comparé à Debussy avec une insistance qui voulut le faire passer pour un imitateur, puis rapidement pour un rival. Si l'impact de Debussy ne fut jamais démenti par Ravel, il ne resta pas à sens unique. Certains critiques musicaux aidant, en particulier Pierre Lalo du Temps, l'un des plus farouches adversaires de la musique de Ravel, ces trajectoires communes tournèrent assez vite au duel à distance et furent mal ressenties par l'auteur de La Mer. Debussy et Ravel ne se fréquentèrent pas et leur relation, d'abord cordiale, devient très distante à partir de 1905. 

Dès cette époque s'affirmèrent les traits ravéliens les plus caractéristiques: goût pour les sonorités hispaniques et orientales, pour l'exotisme et le fantastique, perfectionnisme, raffinement mélodique, virtuosité du piano. A la période particulièrement féconde qui s'étend de 1901 à 1908 appartiennent notamment le Quatuor à cordes en fa majeur (1902), les mélodies de Shéhérazade sur des poèmes de Tristan Klingsor (1904), Les Miroirs et la Sonatine pour piano (1905), l'Introduction et allegro pour harpe (1906), les Histoires naturelles d'après Jules Renard (1906), la Rapsodie espagnole (1908), la suite pour piano Ma mère l'Oye (1908), que Ravel dédia aux enfants de ses amis Ida et Cipa Godebski, puis son grand chef-d'oeuvre pianistique, Gaspard de la nuit (1908), inspiré du recueil éponyme d'Aloysius Bertrand.

 

SUCCES ET DECEPTIONS

 

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 Maurice Ravel en 1910

Avril 1909 trouva Ravel à Londres, chez Ralph Vaughan Williams, pour sa première tournée de concerts à l'étranger. Il put à cette occasion découvrir qu'il était déjà connu et apprécié outre-Manche. Il fut en 1910, avec Charles Koechlin et Florent Schmitt notamment, l'un des fondateurs de la Société musicale indépendante (SMI) créée pour promouvoir la musique contemporaine, par opposition à la Société nationale de musique plus conservatrice, alors présidée par Vincent d'Indy et liée à la Schola Cantorum. 

D'Indi_Vincent_Postcard-1910

 Vincent d'Indy vers 1910

Dirigée à ses débuts par Gabriel Fauré, la SMI, fut très active jusqu'au milieu des années 1930, donna en première audition un grand nombre des oeuvres de Ravel et contribua à faire connaître la musique de la jeune école française.

 

Réunion d'artistes chez Florent Schmitt en 1910 (Maurice Ravel est assis au premier rang)

Florent_Schmitt_1910

Aubert, Caplet, Delage, Huré, Koechlin, Schmitt, etc... et celle de compositeurs d'avant-garde alors peu diffusés en France: Ravel y invita notamment le jeune Béla Bartok. Vers la même époque, en 1911, Ravel participa à la création de la Société Chopin, sur l'initiative de son ami le musicologue Edouard Ganche. 

Édouard_Ganche_1921

 Au début des années 1910, deux oeuvres majeures donnèrent à Ravel des difficultés. L'heure espagnole, premier ouvrage lyrique du compositeur, fut achevé en 1907 et créé en 1911. L'opéra fut mal accueilli par le public et surtout par la critique. Ni l'humour libertin du livret de Franc-Nohain, ni les hardiesses orchestrales de Ravel ne furent compris, et l'oeuvre dut attendre les années 1920 pour devenir populaire. Parallèlement, pour répondre à une commande de Serge de Diaghilev dont les ballets russes triomphaient à Paris, Ravel composa à partir de 1909 le ballet Daphnis et Chloé. Cette symphonique chorégraphique, qui utilise des choeurs sans paroles, est une vision de la Grèce antique que Ravel voulait proche de celle que les peintres français du XVIIIè siècle avaient donnée. 

Ballet de Daphnis_et_Chloëen 1912

 L'argument de l'oeuvre fut corédigé par Michel Fokine et Ravel lui-même. Il s'agit de l'oeuvre la plus longue du compositeur (soixante-dix-minutes environ), et celle dont la composition, longue de trois années, fut la plus laborieuse.

Michel Fokine_-circa_1905

 Michel Fokine (1880-1942)

Là encore l'accueil fut inégal après la création en juin 1912, deux ans après le triomphe du très novateur Oiseau de feu de Stravinski.

Cette même année cependant, triomphèrent les ballets Ma mère l'Oye

Ma mère l'Oye de Maurice Ravel

Laideronnette, impératrice des pagodes costume de Drésa pour Ma mère l'Oye, – Maurice Ravel en 1912

 

et Adélaïde ou le langage des fleurs, tous deux des orchestrations d'oeuvres antérieures.

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Maurice Ravel au piano en 1912

Le 29 mai 1913, Ravel fut au nombre des défenseurs de Stravinski, avec qui il avait noué une solide amitié, lors de la création tumultueuse du Sacre du printemps au théâtre des Champs-Elysées.

Igor_Stravinsky_Essays

 

 Cette période qui précédait la guerre, Ravel la décrivit plus tard comme la plus heureuse de sa vie. Il habitait depuis 1908 un appartement avenue Carnot, près de la place de l'Etoile.

 

 

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LA GUERRE 1914 - 1918

 

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Maurice Ravel soldat en 1916

 La guerre surprit Ravel en pleine composition de son trio en la mineur qui fut finalement créé en 1915. Dès le début du conflit, le compositeur chercha à s'engager mais déjà exempté de service militaire en 1895 en raison de sa faible constitution (1m61), il fut refusé pour être " trop léger de deux kilos" (ne pesant que 48kg). Dès lors, l'inaction devint une torture pour Ravel. A force de démarches pour être incorporé dans l'aviation, c'est finalement comme conducteur d'un camion militaire qu'il surnomma Adélaïde qu'il fut envoyé près de Verdun en mars 1916. Depuis le front, tandis que plusieurs musiciens de l'arrière tombaient dans les travers du nationalisme, Ravel fit la démonstration de sa probité artistique en refusant, au risque de voir sa propre musique bannie des concerts, de prendre part à la Ligue nationale pour la défense de la musique française. Cette organisation, créée par Charles Tenroc autour notamment de Vincent d'Indy, Camille Saint-Saëns et Alfred Cortot, entendait faire de la musique un outil de propagande nationaliste et interdire, entre autres, la diffusion en France des oeuvres allemandes et austro-hongroises. Ravel leur répondit le 07 juin 1916: 

" (...) Je ne crois pas que " pour la sauvegarde de notre patrimoine artistique national" il faille " interdire d'exécuter publiquement en France des oeuvres allemandes et autrichiennes contemporaines non tombées dans le domaine public". (...), il serait même dangereux pour les compositeurs français d'ignorer systématiquement les productions de leurs confrères étrangers et de former ainsi une sorte de coterie nationale: notre art musical, si riche à l'heure actuelle, ne tarderait pas à dégénérer, à s'enfermer en des formules poncives. Il m'importe peu que M. Arnold Schönberg, par exemple, soit de nationalité autrichienne. Il n'en est pas moins un musicien de haute valeur, dont les recherches

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(Peintre et compositeur Autrichien 1905-06)

pleines d'intérêt ont eu une influence heureuse sur certains compositeurs alliés, et jusque chez nous. Bien plus, je suis ravi que MM. Bartok, Kodaly et leurs disciples soient hongrois et le manifestent dans leurs œuvres avec tant de saveur. En Allemagne, à part M. Richard Strauss, nous ne voyons guère que des compositeurs de second ordre dont il serait facile de trouver l'équivalent sans dépasser nos frontières.

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 Mais il est possible que bientôt de jeunes artistes s'y révèlent, qu'il serait intéressant de connaître ici. D'autre part je ne crois pas qu'il soit nécessaire de faire prédominer en France, et de propager à l'étranger toute musique française, quelle qu'en soit la valeur. Vous voyez, Messieurs, que sur bien des points mon opinion est assez différente de la vôtre pour ne pas me permettre l'honneur de figurer parmi vous. »

Victime selon toute vraisemblance d'une dysenterie puis d'une péritonite, Ravel fut opéré le 01 octobre 1916 avant d'être envoyé en convalescence puis démobilisé en mars 1917. La nouvelle du décès de sa mère, survenu en janvier 1917, parvint au compositeur alors qu'il était encore sous les drapeaux. Elle le plongea dans un désespoir sans comparaison avec celui causé par la guerre : profondément abattu, il devait mettre plusieurs années à surmonter son chagrin.

Il acheva cette année-là six pièces pour piano regroupées sous le titre Le Tombeau de Couperin, suite en forme d'hommage aux maîtres du classicisme français qu’il dédia à des amis tombés au front.

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Maurice Ravel, Le Tombeau de Couperin, couverture de la partition dessinée par Ravel lui-même 

 

Durement touché par ces épreuves accumulées, le musicien resta insensible aux échos de l'armistice et traversa alors une période de silence et de doute que vinrent interrompre en 1919 deux commandes cruciales : l'une de Diaghilev (La Valse), l'autre de Rouché ( L'Enfant et les Sortilèges).

 

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1918-1928 L'HERITAGE DE DEBUSSY

 

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 Maurice Ravel en 1925

 La guerre, terminée, avait bouleversé la société et remis en cause les canons esthétiques hérités de ce qu'on appellerait bientôt la "Belle Epoque": les années d'après-guerre virent ainsi tout un pan de la musique européenne, de Sergueï Prokofiev (Symphonie classique) à Stravinski (Pulcinella), prendre un virage néoclassique auquel Ravel allait contribuer à sa manière. Pour les quelques douze années d'activité qui lui restaient, la production du musicien et son style évolua selon ses propres mots dans le sens d'un "dépouillement poussé à l'extrême", tout en s'ouvrant aux innovations rythmiques et techniques venues de l'étranger, en particulier d'Amérique du Nord.

Les années passant, et après la mort de Claude Debussy en 1918, Ravel était désormais considéré comme le plus grand compositeur français vivant. 

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 Mais il ne manqua jamais de rappeler combien Debussy comptait dans son estime. Sa notoriété croissante, particulièrement à l'étranger, le fit beaucoup réclamer en concert et lui valut plusieurs distinctions. La façon dont s'accomoda de sa célébrité celui qui déclara désabusé, en 1928, à propos du public qui l'acclamait, "Ce n'est pas moi qu'ils veulent voir, c'est Maurice Ravel", dérouta plus d'un observateur. Ce fut d'abord, en 1920, la réaction désinvolte à sa promotion au rang de chevalier de la Légion d'honneur: pour une raison qu'il ne précisa jamais, il ne prit même pas la peine de répondre à cette annonce et obtint d'être radié au Journal officiel. Satie, brouillé avec lui depuis 1913, s'en amusa dans une boutade célèbre: "Ravel refuse la Légion d'Honneur, mais toute sa musique l'accepte".

La première oeuvre majeure de l'après-guerre fut La Valse, poème symphonique dramatique commandé pour le ballet par Serge de Diaghilev. Ravel y défigura sciemment la valse viennoise en dépeignant un "tourbillon fantastique et fatal", évocation musicale de l'anéantissement par la guerre de la civilisation européenne qu'incarnaient les valses de Johann Strauss. 

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 Johann Strauss (1804-1849)

Refusée par les Ballets russes en 1920, La Valse connut un immense succès au concert et fut finalement adaptée pour le théâtre, en 1929, pour les ballets d'Ida Rubinstein.

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Ida Rubinstein en 1912 (1885-1960)

En 1922, la vaste Sonate pour violon et violoncelle, dédiée à la mémoire de Debussy et créée par Hélène Jourdan-Morhange, matérialisait le "renoncement au charme harmonique" et la "réaction de plus en plus marquée dans le sens de la mélodie" qui allaient caractériser la plupart des oeuvres de Ravel au cours des années 1920.

 

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MAISON DE RAVEL A MONTFORT-L'AMAURY

 

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 En 1921, désireux de se fixer et d'acquérir "une bicoque à trente kilomètres au moins de Paris", Ravel acheta une maison à Montfort-l'Amaury en Seine-et-Oise, le Belvédère, où il conçut la majeure partie de ses dernières oeuvres. Cette époque vit la naissance des sensuelles Chansons madécasses sur des poèmes d'Evariste de Parny (1923), dans lesquelles le musicien exprima son anticolonialisme (Aoua), et de la rhapsodie virtuose piur violon et orchestre Tzigane (1924) dédiée à Jelly d'Aranyi et secondairement réduite pour violon et luthéal.

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Violoniste hongroise (1893-1966)

Le Belvédère s'imprégna vite de la personnalité de son occupant qui le décora lui-même et en fit, de son vivant, un véritable musée: collection de porcelaines asiatiques, jouets mécaniques, horloges. A l'extérieur, il dépensa une fortune pour créer un jardin japonais dans la pente, doté d'escaliers et de sentiers dallés.

 Belvédère de Ravel

 Jusqu'à la fin de sa vie créatrice, Ravel mena à Montfort-l'Amaury une vie paisible entrecoupée de séjours au Pays Basque et de tournées de concerts en France et à l'étranger, où il se produisait comme pianiste soliste, accompagnateur ou chef d'orchestre. 

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 Maurice Ravel dirigeant son Boléro à Londres le 14 avril 1923

Solitaire et pudique, le musicien avait cependant une riche vie sociale et sa correspondance témoigne de sa fidélité en amitié. Le Belvédère devint rapidement le point de ralliement du cénacle ravélien: parmi ses proches amis figuraient l'écrivain Léon-Paul Fargue, 

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De gauche à droite: Léon Paul Fargue, Ravel, Georges Auric et Paul Morand en 1927

les compositeurs Maurice Delage, Arthur Honegger, Jacques Ibert, Florent Schmitt, Germaine Taillefer, les interprètes Marguerite Long, Robert Casadesus, Jacques Février, Madeleine Grey, Hélène Jourdan-Morhange, Vlado Perlemuter, le sculpteur Léon Leyritz, et ses deux fidèles élèves, Roland-Manuel et Manuel Rosenthal. Ravel faisait de fréquents allers et retours entre Montfort-l'Amaury et Paris, dont il appréciait la vie nocturne et où il rencontrait ses amis, allait au concert ou au théâtre et fréquentait les cabarets à la mode. 

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 Ravel chez lui à Monfort L'Amaury en 1928

Ravel observa sa vie durant une extrême discrétion concernant sa vie privée et véhicula au travers de ses portraits et photographies une image de dandy masquée derrière un "cérémonial d'élégance fastidieuse" (André Tubeuf) qui contraste avec les témoignages de ceux qui le fréquentèrent. Mais les apparences ne pouvaient entièrement cacher la solitude et la tristesse de cet homme, qui trouva une échappatoire dans l'orchestration des Tableaux d'une exposition de Modeste Moussorgski et dans une série de tournées à l'étranger (Pays-Bas, Italie, Angleterre,Espagne). La question de la vie privée du compositeur a souvent fait l'objet de gloses, sans qu'une réponse précise lui soit apportée. Ravel ne se maria jamais et aucune relation sentimentales, féminine ou masculine, ne lui est connue. Une thèse récente s'attache à démontrer que Ravel aurait transcrit en musique le prénom de Misia et le nom de Godebska, et caché ces transcriptions dans ses oeuvres.

 

 

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LYRISMES ET BLUES 

 

Ravel et Colette

Ravel avait connu Colette dans les années 1900, quand ils fréquentaient le salon de madame de Saint-Marceaux. C'est en 1925 qu'aboutit le projet commun des deux artistes d'une fantaisie lyrique baptisée L'Enfant et les Sortilèges.

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La génèse de cette oeuvre avait débuté en 1919, Quand Colette s'était vu proposer par Jacques Rouché, alors directeur de l'Opéra de Paris, la collaboration de Ravel pour mettre en musique un poème de sa main, intitulé au départ Divertissement pour ma fille.

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Accaparé par d'autres projets, il n'y travailla vraiment qu'à partir de 1924 pour en tirer une oeuvre dont les nombreuses scènes, de par leur brièveté et la variété de leurs genres, la rapprochent plus de la comédie musicale et du music-hall que de l'opéra.

L'Enfant et les Sortileges (Maurice Ravel)

 

La création à Monte-Carlo en mars 1925 fut un succès, mais les représentations parisiennes de cette oeuvre atypique donnèrent lieu à un accueil perplexe (le duo des chats notamment fit scandale). Colette a rapporté avec humour la relation purement professionnelle et distante dans laquelle Ravel la tint au cours de l'élaboration de ce projet. A la fin des années 1920, Ravel s'apprêtait à devenir, avec Stravinski, le compositeur en vie le plus célèbre de son époque. Il acheva en 1927 sa Sonate pour violon et piano (dont le second mouvement est intitulé Blues) et inaugura la salle Pleyel en dirigeant La Valse.

  

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1928-1932 : LA CONSECRATION

La tournée américaine

 

Maurice Ravel au piano en 1928

 Maurice Ravel au piano le 7 mars 1928 à New York, au cours d'une soirée organisée en l'honneur de son 53è anniversaire. Derrière lui, de gauche à droite, le chef d'orchestre Oskar Fried, la cantatrice canadienne Eva Gauthier, Manoah Leide-Tedesco et George Gershwin.

L'année 1928 fut pour Ravel particulièrement faste. De janvier à avril il effectua une gigantesque tournées de concerts aux Etats-Unis et au Canada qui lui valut, dans chaque ville visitée, un immense succès. Il se produisit comme pianiste, notamment dans sa Sonatine, accompagna sa Sonat pour violon et certaines de ses mélodies, dirigea les orchestres, donna des interviews et prononça des discours sur la musique contemporaine. A New York, où le peintre Raymond Woog fit son portrait, il fréquenta les clubs de jazz de Harlem et se fascina pour les improvisations du jeune George Gershwin, auteur 4 ans plus tôt d'une retentissante Rhapsody in Blue et dont il appréciait, particulièrement la

 George Gerschwin

 musique. A celui-ci lui réclamant des leçons, Ravel répondit par la négative, argumentant: " Vous perdriez la grande spontanéité de votre mélodie pour écrire du mauvais Ravel". Dans cet esprit Ravel exhorta à plusieurs reprises les Américains à cultiver la spécificité de leur musique nationale: Vous les Américains, prenez le jazz trop à la lègère. Vous semblez y avoir une musique de peu de valeur, vulgaire, éphémère. Alors qu'à mes yeux, c'est lui qui donnera naissance à la musique nationale des Etats-Unis."

 

 

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LE BOLERO DE RAVEL

  

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Maurice Ravel à Malaga pendant sa tournée de concerts en novembre 1928

De retour en France, Ravel s'attela à ce qui devait devenir son oeuvre la plus célèbre et, malgré lui, l'instrument de sa consécration internationale. Après quelques tergiversations, le "ballet de caractère espagnol" que lui avait commandé son amie Ida Rubinstein en 1927 adopta le rythme d'un boléro andalou. 

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 Composé entre juillet et octobre 1928, le Boléro fut créé à Paris à L'opéra Garnier le 22 novembre 1928 de la même année devant un parterre quelque peu stupéfié. Loué par la critique dès sa première, gravé sur disque et radiodiffusé dès 1930, le Boléro connut en quelques mois un succès planétaire.

Le Boléro de Maurice Ravel, en hommage aux poilus de 1914-1918

 

Cette oeuvre singulière, qui tient le pari de durer plus d'un quart d'heure avec seulement deux thèmes et une ritournelle inlassablement répétés, était pourtant considérée par son auteur comme une expérience d'orchestration " dans une direction très spéciale et limitée", et Ravel lui même s'exaspéra du succès phénoménal de cette partition qu'il disait "vide de musique". A propos d'une dame criant: "Au fou !" après avoir entendu l'oeuvre, le compositeur affirma simplement: " Celle-là, elle a compris".

En octobre 1928, Ravel reçut le titre de docteur en musique  honoris causa à l'université d'Oxford.

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RAVEL EN 1928

A Ciboure, le 24 août 1930, le quai qui l'avait vu naître fut rebaptisé de son nom en sa présence.

Inauguration du quai Maurice Ravel

Inauguration du quai Maurice Ravel avec les Pilotaris 

 

 

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1929 - 1931 DERNIERS CHEFS-D'OEUVRE

De 1929 à 1931, Ravel conçut ses deux dernières oeuvres majeures. Composés simultanément et créés à quelques jours d'intervalle en janvier 1932, les deux concertos pour piano et orchestre apparaissent comme la synthèse de l'art ravélien, combinant forme classique et style moderne empruntant au jazz; mais ces deux oeuvres frappent par leur contraste. Au Concerto pour la main gauche, oeuvre grandiose baignée d'une sombre lumière et empreinte de fatalisme qu'il dédia au pianiste manchot Paul Wittgenstein, répondit l'éclatant Concerto en sol dont le mouvement lent

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 constitue l'une des plus intimes méditations musicales du compositeur. Avec les trois chansons de Don Quichotte à Dulcinée, composées en 1932 sur un poème de Paul Morand, les concertos mirent un point final à la production musicale de Maurice Ravel.

Le temps d'une tournée triomphale en 1932 en compagnie de la pianiste Marguerite Long, qui diffusa le Concerto en sol dans toute l'Europe, Ravel prit une dernière fois la mesure de sa renommée.

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 Marguerite Long (1874-1966), pianiste et pédagogue

De retour en France, après avoir supervisé un enregistrement de ce même concerto, il n'avait plus que des projets: notamment un ballet-oratorio, Morgiane, inspiré des Mille et Une Nuits, et un grand opéra, Jeanne d'Arc, d'après le roman éponyme de Joseph Delteil. 

Joseph Delteil

 

 

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1933 - 1937  LES DERNIERES ANNEES

 

Maurice_Ravel_&_Lily_Laskine en 1935

 Une des dernières apparitions publiques de Ravel, en 1935, pour une exécution d'Introduction et allegro avec la harpiste Lily Laskine et les concerts Pasdeloup. 

 A partir de l'été 1933, Ravel commença à présenter les signes d'une maladie cérébrales qui allait le condamner au silence pour les quatre dernières années de sa vie. Troubles de l'écriture, de la motricité et du language en furent les principales manifestations, tandis que son intelligence était parfaitement préservée et qu'il continuait de penser sa musique, sans plus pouvoir bientôt écrire ni jouer.

L'opéra Jeanne d'Arc (un dossier à travers l'histoire sur elle) auquel le compositeur attachait tant d'importance, ne devait jamais voir le jour. On pense qu'un traumatisme crânien consécutif à un accident de taxi dont il fut victime le 08 octobre 1932 précipita les choses, mais Ravel, grand fumeur et insomniaque récurrent, semblait conscient d'un trouble depuis le milieu des années 1920. La thèse d'une atteinte neurodégénérative est aujourd'hui privilégiée. Le public resta longtemps dans l'ignorance de la maladie du musicien; chacune de ses rares apparitions publiques lui valait une ovation, ce qui rendit d'autant plus douloureuse son inaction.

En 1935, sur proposition d'Ida Rubinstein, Ravel entreprit un ultime voyage en Espagne et au Maroc, où il joua du piano non sans difficulté, puis se retira définitivement à Montfort-l'Amaury. 

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 Il faisait seul de longues promenades en forêt de Rambouillet, et malgré une affectivité, un jugement et une intelligence intactes il avait de grandes difficultés à parler, s'habiller, se servir correctement des objets de la vie quotidienne. 

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Jusqu'à sa mort, il put compter sur la fidélité et le soutien de ses amis et de sa fidèle gouvernante, Madame Révelot. Le mal continua de progresser. Le 19 décembre 1937, malgré les réticences du musicien, le docteur Clovis Vincent, réputé le plus grand neurochirurgien français, décida de tenter une intervention chirurgicale sur son cerveau dans l'hypothèse d'uen atteinte tumorale. Ravel se réveilla un court moment après l'intervention, réclama son frère, puis plongea définitivement dans le coma. Il mourut le 28 décembre 1937, à l'âge de 62 ans. Le soir même, Manuel Rosenthal 

Manuel-Rosenthal

 

devait diriger L'Enfant et les sortilèges: " Cette exécution fut la plus émouvante possible, toute de recueillement et de tristesse devant un public boulversé. Au balcon de la salle se trouvait Igor Stravinski, dont le visage ravagé disait la tristesse de perdre son ami, son camarade de lutte". La mort de Ravel provoqua dans le monde une grande émotion, que la presse relaya dans un hommage unanime.

Le 30 décembre à midi, l'enterrement du compositeur à Levallois-Perret rassembla ses amis et confrères, parmi lesquels Louis Aubert, Jane Bathori, Robert Casadesus, Jacques Février, Reynaldo Hahn, Robert d'Harcourt, Arthur Honegger, Hélène Jourdan-Morhange, Charles Koechlin, Marguerite Long, Darius Milhaud, Francis Poulenc, Manuel Rosenthal, Florent Schmitt, Igor Stravinsky. 

Amis et confrères de Ravel

 

Jean Zay, ministre de l'éducation nationale et des Beaux-Arts, prononça pour le gouvernement de la République un discours remarqué. 

On en retiendra le passage suivant : 

" (...) Dans le langage et dans l'univers de la musique, et sans jamais briser ni dépasser cet univers, mais au contraire en usant jusqu'à l'infini et avec une généreuse, une inépuisable malice, de toutes les ressources de cet univers, Maurice Ravel s'est efforcé de montrer tout ce que sa merveilleuse intelligence était capable d'accomplir, tout ce qu'elle était capable d'exprimer. Et cela sans négliger les choses obscures, ni les choses douloureuses, ni les choses passionnées. Sans non plus tomber dans la virtuosité pour la virtuosité, la parade pour la parade. Le sortilège ravélien n'est pas une simple prestidigitation; il n'est pas seulement éblouissant. Il n'y a nulle sécheresse en lui. Et s'il est sans grandiloquence, cela ne veut pas dire qu'il soit sans grandeur. Sa grandeur vient justement de cette vigilance perpétuelle de l'intelligence, de cette présence constante de l'esprit qui mesure, cherche, indique, décompose, connaît et au besoin sourit."

Avec Ravel disparaissait le dernier représentant d'une lignée de musiciens qui avaient su renouveler l'écriture musicale, sans jamais renoncer aux principes hérités du classicisme. Et par là même, le dernier compositeur dont l'oeuvre dans sa totalité, toujours novatrice et jamais rétrogade, soit "entièrement accessible à une oreille profane".

" Je n'ai jamais éprouvé le besoin de formuler, soit pour autrui soit pour moi-même, les principes de mon esthétique. Si j'étais tenu de le faire, je demanderais la permission de reprendre à mon compte les simples déclarations que Mozart a faites à ce sujet. Il se bornait à dire que la musique peut tout entreprendre, tout oser et tout peindre, pourvu qu'elle charme et reste enfin et toujours la musique." (Maurice Ravel, Esquisse autobiographique, 1928).

 

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Et maintenant parlons de la gastronomie Basque avec ses nombreux et délicieux fromages basques, son piment d'espelette, son agneau etc...

Mes recettes basques en toute simplicité

Poulet basquaise

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Quiche basquaise au piment d'espelette et à L'Ossau-Iraty

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Cuisse de dinde façon basquaise (cuisson en cocotte)

Cuisse de dinde façon Basquaise

 

Roulade basquaise (jambon de Bayonne, poivron, thon)

Roulades Basquaises

Terrine de poisson basquaise

Terrine de poisson

Cake au poulet à la façon basquaise

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Bon appétit ! 

J'espère que Maurice Ravel vous aura fait voyager à travers son histoire et que vous aurez pu re ou découvrir son parcours de grand virtuose avec ses magnifiques musiques.

A bientôt pour une autre traversée d'histoire !!!!

Bonne balade et bonne découverte ! 

Le résultat de mon concours " énigme " demain soyez au rendez-vous,

bisous

 

  

"Carnets de Route" au Pays basque E02 © Emilien Fromages