Winterhalter_Elisabeth_in_true_collours[1]

L'impératrice "en épaule" en 1865, Robe de gala de chez Worth, parure d'étoiles et de diamants avec

une perle au milieu 

sissi[1] (2)

  

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ImperatriceSissi[1]

 

Bonjour tout le monde

Vous allez certainement me dire mais que fait-elle? c'est un blog de cuisine ici ! et oui,  mais il n'y a pas que la cuisine dans ma vie et vous le savez peut-être, ma première passion est l'histoire de France en général et la généalogie que je pratique depuis mon adolescence.

Et j'avoue qu'après toutes ces années, je m'éclate toujours autant.

Alors je trouvais bien sympa de faire un nouveau billet, après Le Peintre Emile Vernon, George Sand la romancière et L'écrivain Alexandre Dumas, cette fois-ci j'aimerais vous faire "découvrir ou re-découvrir"

le destin de L'impératrice Elisabeth de Bavière, de sa famille et pouvoir y inclure en même temps un peu de gastronomie Autrichienne et Bavaroise.

J'ai quelques petites idées de recettes à vous faire découvrir et vraiment délicieuses.

 

On connaît Sissi par la célèbre trilogie des films tournés avec l'actrice Romy Schneider et de sa maman Magda mais connaissez-vous bien la véritable histoire de Sissi?

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J'avais déjà fait un premier billet sur le Peintre EMILE VERNON qui est encore malheureusement pas très connu du public ou si peu mais franchement ses tableaux sont d'un grand romantisme et ce n'est que du bonheur pour les pupilles.

Vous avez été d'ailleurs très nombreux à l'avoir apprécié toute l'année! 

alors j'ai envie de remettre "le couvert" avec le parcours de la vie de L'impératrice Elisabeth d'Autriche, appélée "Sissi "

J'espère que ce petit retour dans le passé vous plaira.

Bonne lecture 

 

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Elisabeth Amélie Eugénie de Wittelsbach, dite "Sissi"

Duchesse en Bavière

(1837-1898)

 

 ou "Sisi" comme elle signait parfois, naît le 24 décembre 1837 dans le palais de Ludwigstrasse à Munich, résidence hivernale de ses parents. Le nourisson a déjà une dent (comme Napoléon de qui le grand-père de l'enfant tient sa couronne royale). 

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Sissi en 1879 lors de ses noces d'argent  

488px-Lwowska_Galeria_Sztuki_-_Georg_Raab_-_Portrait_of_the_Empress_Elizabeth_-_Crop[1] 

"Sissi" est le quatrième enfant et la deuxième fille du duc Maximilien en Bavière et de la duchesse Ludovica de Bavière. 

ludovika et maximilien 

Le couple eut néanmoins 10 enfants: 5 garçons et 5 filles

Louis Guillaume, duc en Bavière (1831-1920) qui épousa morganatiquement en 1860 la comédienne Henriette Mendel faite baronne de Wallersee (+1891) dont il avait déjà une fille et un fils qui mourrut au berceau, puis à nouveau morganatiquement la comédienne Antonie Barth (divorce); il renoça à ses droits dynastiques en épousant Henriette Mendel;

Karl Wilhelm né le 24 décembre 1832, mort le 13 février 1833;

Hélène Caroline Thérèse, duchesse en Bavière (dite"néné") (1834-1890 qui, après avoir été choisie vainement par sa tante l'archiduchesse Sophie pour devenir impératrice d'Autriche, épousera en 1858 Maximilien, prince héritier de la maison de La Tour et Tassis (1831-1867);

Elisabeth Amélie Eugénie, duchesse en Bavière (dite "Sissi") (1837-1898)  

Enfants de Ludovika 

Charles Théodore, duc en Bavière (dit Gackel, " petit coq") (1839-1909) épousa en 1865 sa cousine Sophie de Saxe (1845-1867), puis en 1874 l'infante Maria Josepha du Portugal (1857- 1943), il devint ophtalmologue;

Marie Sophie Amélie, duchesse en Bavière (1841-1925) épousa en 1859 François II, roi des Deux-Siciles (1836-1894) et fut surnommée par ses contemporains "l'héroïne de Gaëte";

Mathilde Ludovica, duchesse en Bavière (dite Spatz, moineau") (1843-1925) qui épousa en 1862 Louis des Deux-Siciles, comte de Trani (frère de l'époux de Marie) ( 1838-1886);

Maximilian né et mort le 8 décembre 1845;

Sophie Charlotte Auguste, duchesse de Bavière (dite Sopherl) (1847-1897) qui, après l'échec de ses fiançailles avec le roi Louis II de Bavière, épousa en 1868 Ferdinand d'Orléans (1844-1910) duc d'Alençon;

Maximilien Emmanuel, duc en Bavière (dit"Mapperl") (1849-1893) qui épousa en 1875 Amélie de Saxe-Cobourg-Kohary (1848-1894). 

Enfants de Ludovika 1 

Le duc, couramment appelé "Max", est le chef de la branche cadette des Wittelsbach à qui ne sera accordé qu'en 1845 le prédicat d' "Altesse royale". 

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 Ici Ludovica de Bavière en 1836 avec ses deux aînés Louis et Hélène

 

La duchesse née Ludovica de Bavière est la benjamine des filles du roi 

Maximilien 1er Joseph de Bavière et de sa seconde épouse née Caroline de Bade. 

maximilien 1er caroline de bade 

Leur mariage était au sens le plus strict un mariage dynastique servant à réconcilier les branches aînées et cadettes de

la maison de Wittelsbach. 

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Les deux époux n'avaient aucun goût en commun. La duchesse, dont les soeurs avaient contracté des unions brillantes, était une princesse des plus conformistes et était éprise de l'ex-roi Michel 1er de Portugal. ( ici un dossier sur la gastronomie portugaise)

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Elle avait vécu son mariage avec un "cadet" comme une humiliation. Le mariage de ses filles fut, pour elle, une revanche sur le destin. Le duc Maximilien se révéla un époux excentrique et volage. Grand voyageur, il délaissait très souvent sa femme et ses enfants, allant jusqu'à jouer de la cithare en haut de la pyramide de Khéops. 

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De plus, il ne se cachait pas d'avoir d'autres enfants naturels, et le seul horaire qu'il respectait était le déjeuner qu'il prenait quotidiennement seul avec ses deux filles naturelles préférées.

Il meurt le 15 novembre 1888 d'une attaque d'apoplexie à l'âge de 81 ans. Sa femme Ludovica lui survécut quatre ans. 

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L'enfant reçoit le prénom d'Elisabeth en l'honneur de sa marraine et tante maternelle, la reine Elisabeth de Prusse. 

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Les autres soeurs et demi-soeurs de sa mère sont la duchesse de Leuchtenberg, belle-fille de l'ex-empereur des Français Napoléon 1er et veuve de son fils adoptif l'ex-vice-roi d'Italie, l'impératrice douairière Caroline-Auguste de Bavière, les reines Marie-Léopoldine et Amélie de Saxe et la fameuse archiduchesse Sophie, mère de l'empereur François Joseph1er d'Autriche, le "seul homme de la famille". Quand aux oncles maternels de la petite fille, le prince héritier Maximilien est un intellectuel et le prince Charles Théodore vit à l'écart de la cour, ayant préféré épouser la femme roturière de son choix, plutôt qu'un membre d'une famille princière. 

sophie, augusta, caroline, maximilien, 

Le père de Sissi était fils unique. Son père le duc Pie, profondément misanthrope, avait épousé une fille du duc d'Arenberg, mariage convenable mais sans plus, ce dont on raillera plus tard l'impératrice. Le duc Pie mourrut l'année même de la naissance de Sissi en 1837.

Elisabeth grandit l'hiver à Munich et l'été dès que possible à la campagne, au château de Possenhofen, dit "Possi", petit château aux tourelles carrées, 

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 situé sur les rives du lac de Starnberg 

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 Paradoxalement, malgré les ambitions matrimoniales de sa mère pour ses filles,Sissi, comme ses frères et soeurs, est élevée sans contraintes ni manières. Elle est passionnée d'équitation, de poésie et adore faire de longues promenades en forêt.

Elisabeth porte en elle la mélancolie des Wittelsbach, dynastie composée de nombreux artistes et de mécènes,

dont Louis II de Bavières (d'ailleurs, il fut déclaré fou et mourrut tragiquement le lendemain de son internement au château de Berg), il fut le protecteur de Richard Wagner.  

Louis 2 de bavière et richard Wagner 

Elisabeth était l'enfant préféré de son père. Cela s'expliquerait par leurs carctères très proches: même goût pour les chevaux, l'indépendance, les voyages... Il n'était pas rare que le père et la fille disparaissent subitement et qu'on les retrouve tous deux quelques jours plus tard engagés dans une troupe de cirque itinérante.

A 14 ans, la jeune duchesse s'éprend d'un écuyer de son père nommé Richard et songe à l'épouser. Refusant cette alliance trop peu brillante (l'adolescent est certes noble mais seulement issu d'une famille comtale), la duchesse Ludovika éloigne le jeune homme qui meurt quelques temps plus tard de la tuberculose. Sissi est désespérée et se confie à son journal dans un poème déchirant.

Pour lui changer les idées, la duchesse Ludovika, qui doit emmener sa fille aînée Hélène en Autriche, décide que Sissi sera du voyage. 

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(Sissi à droite avec sa soeur Hélène)

 

  

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Les fiançailles de Sissi et de François Joseph d'Autriche

 

Le jeune empereur François-Joseph 1er d'Autriche enfant ici avec sa mère l'archiduchesse Sophie 

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Ici l'archiduc François Joseph d'Autriche à 23 ans 

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vivant dans une étroite complicité, voire sous l'emprise de sa mère l'archiduchesse Sophie, avait d'abord demandé la main de la princesse Anne de Prusse. 

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 Malgré l'intervention de la reine Elisabeth, soeur de l'archiduchesse Sophie, la cour de Berlin avait refusé cet honneur qui risquait de contrarier ses ambitions hégémoniques. L'archiduchesse s'était alors tournée vers une autre de ses soeurs la reine Marie de Saxe, mais sa nièce, la princesse Sidonie n'eut pas l'heur de plaire à son impérial cousin. L'archiduchesse se tourna en troisième choix vers la Bavière, troisième puissance allemande, et avait choisi l'aînée de ses nièces, la duchesse Hélène en Bavière, âgée de 19 ans.  

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Les fiançailles devaient être célébrées le 18 août 1853, dans la résidence impériale d'été de Bad Ischl,

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à l'occasion des fêtes données pour le vingt-troisième anniversaire du souverain autrichien François Joseph. 

Mais c'est de Sissi que le jeune souverain va s'éprendre. A la surprise de sa mère, l'autoritaire archiduchesse Sophie, il annonce le 19 août son intention d'épouser la jeune Sissi, à peine âgée de 15 ans et 8 mois. 

 

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 Le mariage de Sissi et de François-Joseph

 

est célébré le 24 avril 1854 à Vienne, en Autriche 

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Le faire-part de mariage de Sissi et de François Joseph

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Contrairement à la tradition, la nuit de noces n'est pas publique. Elle se passe d'ailleurs assez mal. Le jeune empereur, habitué à des dames peu farouches et audacieuses, ne sait pas apprivoiser la jeune fille inexpérimentée qu'il a épousée. La cour est également surprise par cette jeune impératrice qui se laisse aller à ses états d'âmes. Il est vrai qu'à l'époque le rôle d'une souveraine se cantonne à être disponible et soumise à son mari. De plus, la jeune impératrice, habituée aux manières simples de son entourage provincial, supporte mal la pesante étiquette viennoise, et s'enfonce vite dans une profonde dépression. 

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Robe que Sissi portait lors des festivités de son mariage

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Les premiers temps du mariage, le couple prend ses quartiers au château de Laxenbourg, aux environs de la capitale. 

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 Sissi avec François Joseph et leurs enfants (Rodolphe,Gisèle et certainement la petite dernière Marie Valérie)  

Elisabeth se sent perdue et surveillée par sa belle-mère l'archi-duchesse Sophie (une femme intelligente mais dirigiste et traumatisée par la révolution de 1848) et par son entourage. L'empereur, qui adore pourtant sa femme, est peu présent.

La guerre de Crimée vient d'être déclarée, opposant la France de Napoléon III et l'Angleterre Victorienne à la Russie du tsar Nicolas 1er, précieux allié à l'Autriche pendant la révolution de 1848 puisqu'il permit aux Habsbourg-Lorraine de conserver en leur possession le vaste royaume de Hongrie. Le jeune empereur est accaparé par les obligations de sa fonction et doit se rendre tous les jours à Vienne, au palais de Hofburg, ou au palais de Schönbrunn 

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et n'en revient que très tard dans la soirée.

Elisabeth, adolescente narcissique, se sent abandonnée. De là proviennent ses premières répugnances pour la vie conjugale.

Beaucoup plus tard, elle confiera à sa fille Marie-Valérie "le mariage est une institution absurde. Enfant de 15 ans, j'ai été vendue...", cependant, elle est rapidement enceinte et donnera naissance à quatre enfants: 

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 Sophie Frédérique Dorothée Marie Josèphe (1855-1857), archiduchesse d'Autriche.

Gisèle Louise Marie (1856-1932), archiduchesse d'Autriche. Elle épousera (1873), le prince léopold de Bavière (1846-1930).

Rodolphe François Charles Joseph (1858-1889), archiduc d'Autriche et prince héritier de l'empire austro-hongrois, il épousa (1881) la princesse Stéphanie de Belgique (1864-1945). Il mourrut avec sa maîtresse Marie Vetsera dans le pavillon de chasse de Mayerling en 1889.

Marie Valérie Mathilde Amélie (1868-1924), archiduchesse d'Autriche. Elle épousa (1890) l'archiduc François-Salvator de Habsbourg-Toscane, prince de Toscane (1866-1939).

 

L'archiduchesse Sophie en 1858, 

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L'archiduchesse Sophie et son mari l'archiduc François Charles d'Autriche

220px-Habsburg_Franz_Karl_%26_Sophie_of_Bavaria[1] 

 trouvant que sa nièce Sissi de 20 ans était quelque peu immature, décida de prendre en charge l'éducation des trois premiers enfants du couple; cela entraînera des conflits à répétition. De plus la mort de Sophie, la première fille d'Elisabeth marquera profondément sa mère. 

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De plus la naissance difficile de Rodolphe par la suite et la culpabilité qui la rongeait n'ont rien arrangé entre elle et François-Joseph, ni avec sa belle-mère.

Les relations entre Elisabeth et sa belle-mère (qui est aussi sa tante), l'archiduchesse Sophie, furent souvent orageuses. Bien au-delà du conflit familial traditionnel, il y avait entre elles le fossé de deux visions différentes des devoirs d'une souveraine et de deux conceptions politiques différentes de l'avenir de l'Autriche. Sophie avait sacrifié sans se plaindre les espérances d'une jeune fille romantique, acceptant son destin de princesse mariée malgré elle.

Contrairement à la légende, Sophie n'avait pas été déçue du choix d'Elisabeth; surprise certes, mais pas déçue. En femme politique, elle souhaitait une alliance avec la Bavière et l'avait conclue; peu lui importait la personne choisie par son fils. Sur le plan dynastique et diplomatique, une duchesse en Bavière en valait bien une autre: l'essentiel étant de trouver des alliés au sein de la Confédération germanique pour contrer les ambitions du royaume de Prusse.

Elle aimait sa belle-fille, et appréciait ses qualités personnelles. Seulement, Sissi n'avait aucun goût pour la vie curiale, et elle souffrait d'un protocole auquel elle ne sut s'adapter.

L'archiduchesse Sophie reprochait à sa belle-fille, qui refusait de sacrifier sa vie privée et ses goût à ses devoirs, un tempérament "puéril et égoïste". Intelligente, sensible et cultivée, ayant sacrifiée sa vie, ses ambitions et ses amours à une union certes prestigieuse mais avec un homme sans éclat, Sophie ne pouvait comprendre ni admette que la jeune impératrice n'aimât pas être une souveraine et surtout qu'elle rechignât à remplir ses devoirs de représentation. 

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Sissi avec François-Joseph et certainement leur première fille Sophie  

De fait, Elisabeth devint rapidement impopulaire tant à la ville qu'à la cour de Vienne. Elle ne sut réagir que par un mépris affiché pour la capitale autrichienne et ses institutions. Ironiquement un journal titra un 1er janvier: " Nous remercions Votre Majesté d'avoir daigné passer quatre jours à Vienne cette année". 

Elisabeth ne souhaitait pas être impératrice, mais elle profita largement des avantages financiers de sa position. Comprenant tout le parti qu'elle pouvait tirer de sa beauté, qu'elle entretenait avec des soins maniaques.

La partie la plus importante de son culte de beauté était les soins qu'elle apportait à sa chevelure qui lui tombait jusqu'au chevilles. Elle pesait cinq kilos, dit-on. Il n'est pas étonnant que cette masse lui ait causé des maux de tête. C'est pourquoi ils étaient relevés avec des rubans pour soulager la tête et son cou.

Le soin de la coiffure durait 3 heures chaque jour; le lavage était un rituel qui occupait toute la journée et vait lieu toutes les trois semaines. Une mixture à base de 30 jaunes d'oeufs crus mélangés à du cognac était étalée avec un pinceau et devait agir pendant 1 heure.

L'experte qui s'occupait de la chevelure de Sissi s'appelait Fanny Angerer et avait jadis été coiffeuse au Burgtheater à Vienne.  

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Les coiffures très inventives des actrices avaient frappé Elisabeth qui détourné la jeune femme du théâtre grâce à une offre fabuleuse. En tous cas, ses appointements égalaient ceux d'un professeur d'université.

Fanny était la créatrice de la "coiffure de la couronne", qui fut le signe distinctif d'Elisabeth. Elle fut souvent imitée, notamment par ses soeurs. Beaucoup de dames de la Cour s'offraient le luxe d'être coiffées par Fanny Angerer, ce qui lui apportait un supplément de revenu considérable.

Pour apaiser l'âme de sa maîtresse, pour qui, malgré sa chevelure abondante, la chute du moindre cheveu s'ignifiait une perte irréparable, Fanny avait un truc: elle faisait disparaître les cheveux tombés en la peignant sur un ruban adhésif fixé à son tablier à l'insu des regards critiques de Sissi. Apparemment, celle-ci n'a jamais percé la ruse. Elle était tellement satisfaite de sa coiffeuse qu'elle aurait aimé empêcher son mariage. Comme elle n'y réussit pas, elle pris aussi son époux à son service.

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 Portrait de 

Sissi en 1864 avec ses magnifiques cheveux longs détachés et croisés sur le devant

et ici complètement lachés sur l'arrière 

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elle dépensa sans compter en toilettes, chevaux, équipages et voyages. François Joseph payait toutes ses dépenses sans jamais lui en faire reproche. Pour l'encourager à rester proche de la cour tout en respectant son plus cher désir de ne pas se sentir observée, François Joseph lui avait fait construire la Villa Hermes 

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située à l'ouest de Vienne.

En 1875, à la mort de l'empereur Ferdinand 1er, qui avait abdiqué en sa faveur en 1848, François-Joseph remit à Elisabeth des sommes importantes prélevées sur cet héritage considérable car il avait conservé la possession de tous les apanages du défunt. Elisabeth plaça lesdites sommes en Suisse. Elles furent ensuite partagées entre ses héritiers à sa mort.

Si sa beauté, qu'elle entretint excessivement une fois qu'elle eut compris qu'elle lui conférait un certain pouvoir, était unanimement admirée et célébrée, ses aptitudes équestres étaient également remarquables. Elle fut considérée comme la meilleur cavalière de son temps. 

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Sissi excellente cavalière 

En 1859, après la guerre contre la France et le royaume de Piémont-Sardaigne, l'empereur revient à Vienne: il est défait, il a perdu et dans la foule, on crie à l'abdication en faveur de Maximilien. De plus à son retour tout a changé: il ne reconnait plus sa femme et s'en éloigne. Il part retrouver les comtesses qu'il voyait avant son mariage pour faire son éducation sexuelle et bien sûr, on ne se gêne pas pour en parler à la cour, en espérant que cela arrive aux oreilles d'Elisabeth. C'est la goutte d'eau qui provoque son mal.

L'impératrice, qui à 22 ans, se met à tousser et on la croit perdue comme sa belle-soeur et cousine, Marguerite de Saxe décédée l'année précédente à l'âge de 18 ans. 

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Marguerite de Saxe 

Les médecins lui diagnostiquent une tuberculose, à moins qu'il ne s'agisse d'une conséquence de son anorexie ou de la pression psychologique qu'elle subit depuis 5 ans.

Les médecins préconisent une cure dans une région ensoleillée et l'on pense aux provinces dalmates du sud de l'empire où la sécurité de la souveraine pourrait être facilement assurée, mais l'impératrice s'y refuse. Elle choisit Madère, une île portugaise (un beau billet ici sur le Portugal) au large de l'Afrique, qui est, pour l'époque, très exotique et surtout très lointaine. Elle veut fuir la cour d'Autriche, quitte Vienne, son "palais-prison", sa cour médisante et moqueuse et embarque "avec sa suite" le 17 novembre 1860 à bord d'un yacht prêtée par la reine d'Angleterre.

Sa maladie fut donc la conséquence de toute une série d'événements qui faisaient souffrir Elisabeth. Il y eu d'abord la mort de sa première fille, la petite Sophie; la culpabilité qui la rongeait, les tracasseries perpétuelles de sa belle-mère, notamment le fait qu'elle l'accuse sans cesse d'avoir tué sa fille; puis la naissance de Rodolphe qui l'avait affaiblie.

C'est à cette époque que François-Joseph part faire la guerre contre Napoléon III et laisse son épouse seule à Vienne. Elisabeth combat son désoeuvrement en inaugurant un hôpital au château de Laxenbourg pour soigner les blessés qui reviennent vers la capitale. Elle y passe des journées entières et suscite même l'admiration de sa belle-mère qui pour une fois reconnaît son courage.

Quand elle n'en peut plus des blessés, elle part des journées entières à cheval pour épuiser ses forces. La nuit, elle écrit à son mari, l'implorant de revenir et détrempant le papier par ses larmes. Elle s'est mise à fumer et scandalise la cour. Surtout que beaucoup de jeunes filles se mettent à l'imiter et un drame se produira. Une de ses jeunes cousines, l'archiduchesse Mathilde, promise au prince héritier d'Italie, entendant son père arriver, et voulant cacher sa cigarette dans un des pans de sa robe, mourra brûlée vive en 1867.

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L'archiduchesse Mathilde 

Pour célébrer le printemps, Elisabeth organise des bals privés dans ses appartements avec de jeunes couples de petite noblesse, mais elle se lasse très vite. Elle vit la nuit et le jour, épuise ses forces et mange très peu. Aussi, à la cour, il y a maintenant une nouvelle rivale, sa belle-soeur née Charlotte de Belgique, épousée en 1857 par l'archiduc Maximilien. 

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De plus, elle sait comment plaire à l'archiduchesse Sophie. Immédiatement Elisabeth et Charlotte se détestent. Surtout qu'à la cour, on murmure que Charlotte est bien plus jolie qu'Elisabeth. C'en est trop, Elisabeth ne sait plus qui elle est, et ne reconnaît même plus son image.

Charlotte est ambitieuse, intrigante, rompue au protocole, fille de roi (quand Elisabeth n'est que petite fille de roi) et très jalouse d'Elisabeth. 

 

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 Sissi à Madère  

Sissi passera 5 mois sur l'île de Madère au Portugal, puis on la fera revenir à Vienne le 28 avril 1861, mais dès son retour, son mal réapparaît encore plus fort que lorsqu'elle était partie. On l'emmène à Corfou, croyant qu'elle n'en reviendra pas. Là-bas, les médecins cherchent à soigner son aversion pour Vienne et pour la cour, bien plus que son mal physique. C'est à Corfou qu'elle commencera une collection de photos de femmes en tout genre, afin de l'aider à apprivoiser son image. Elle revient à Vienne après deux ans d'absence. Plus sereine, prête à accepter la cour et le palais qu'elle appelle sa "prison dorée", elle a pourtant envie de voyager de par le monde, ce qu'elle fera très souvent délaissant ses devoirs de représentation, son mari et ses enfants.

Nonobstant le fait qu'Elisabeth n'ait pas eu le droit d'éduquer ses trois premiers enfants, elle a su intervenir quand il le fallait, par exemple pour le choix du précepteur de son fils l'archiduc héritier Rodolphe. 

Rodolphe 

 Pour éviter de prendre du poids, Elisabeth s'astreint à la pratique du "corsetage" (tightlacing), qui consiste à enserrer l'abdomen dans un corset extrêmement serré et à consommer uniquement que du lait, du bouillon de poulet, et des substances très nourrissantes (par exemple le jus de 6kg de viande de boeuf en guise déjeuner) mais absolument répugnantes au palais, mises au point pour combler les besoins alimentaires des ouvriers trop pauvres pour acheter la nourriture normale des marchés. Dans le même but, elle passe beaucoup de temps à la marche forcée, au cheval, une à deux heures chaque matin à la gymnastique, notamment dans des salles d'agrès aménagées dans tous ses appartements. 

Ainsi dans son palais de Hofburg,

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un portique en bois comporte onze agrès, des barres parallèles et deux anneaux encore visibles. L'impératrice était tellement obsédée par la peur de grossir (poids maximum de 50kg pour 1m72), que certains la considèrent a posteriori comme souffrant d'anorexie mentale. Souffrant de neurasthénie, elle drape ses pièces de noir et les orne de statues cadavériques et exige que ses domestiques portent une livrée (tenue) noire.

  

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Reine de Hongrie en 1867

 

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 Photo prise le jour du couronnement de l'impératrice Elisabeth à Budapest

LE 08 juin 1867

  

Blason de la Hongrie

 

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 Le 08 juin 1867, Elisabeth, passionnée par la Hongrie, sa langue, et son peuple, est couronnée reine de Hongrie aux côtés de son mari (c'est la naissance de la double monarchie austro-hongroise).

Le compositeur Liszt, présent à la cérémonie, dira d'elle émerveillé,

"Elle n'avait jamais été aussi belle... elle apparaissait comme une vision céleste dans le déroulement d'un faste barbare"

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Le compositeur Liszt 

Elisabeth traduit spontanément son prénom en hongrois Erzsébet, une souveraine admirée et acclamée par le peuple magyar ravi par la mesure de clémence consécutive au couronnement, l'amnistie de tous les délits politiques commis en Hongrie depuis 1848.

 

Robe du couronnement de Sissi en Hongrie

Lors du couronnement de Sissi en Hongrie, elle portait une robe magnifique de velours noir et de soie blanche, élaborée par le couturier parisien Worth. Des noeuds blancs sont cousus de chaque côté, au niveau des épaules et des perles sont fixées sur le haut de la robe. Ce fut la robe préférée de Sissi, en partie parce qu'elle était inspirée du costume nationa hongrois.

A son grand regret, Elisabeth ne put la porter qu'une seule fois dans sa vie.  

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L'état hongrois lui offre à cette occasion le château de Gödöllo situé à une trentaine de kilomètres de Budapest. 

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 C'est le seul véritable endroit où elle se sent chez elle. Elle s'y rendra très souvent. 

Le rôle politique d'Elisabeth dans l'élaboration du Compromis austro-hongrois, sans avoir été déterminant, est incontestable. Au moins dans l'influence qu'elle eut auprès de François-Joseph à surmonter sa répugnance vis à vis des Magyars et celle de ces derniers à l'encontre de leur roi. La répression de la révolution hongroise de 1848/1849 avait laissé des traces d'amertume d'autant plus profondes dans les élites et dans le peuple hongrois qu'il a fallu que François-Joseph, débutant, fasse appel aux troupes russes pour rétablir l'ordre.

La joie éprouvée lors du compromis avec la Hongrie raviva pour une courte période sa relation avec François-Joseph et Sissi revint sur sa décision de ne plus avoir d'enfant. Un an après le couronnement, c'est à Budapest qu'elle choisit de donner le jour à son quatrième enfant, une fille prénommé originalement Marie-Valérie (la région de Budapest est la Valéria).

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Marie Valérie à l'âge de 2 ans 

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Marie Valérie qui pose avec Shadow le chien préféré de Sissi 

 

 La reine de Hongrie aurait préféré un fils qui serait devenu plus tard roi de Hongrie consommant la séparation des deux monarchies.

Sissi aimait être entourée de ses dames de compagnie hongroises, ici avec Marie Festétics et Ida Ferenczy. 

dames de compagnie hongroises 

 Cependant cette couronne de Hongrie et la naissance de cette enfant, pour laquelle elle éprouvera toute sa vie un amour exclusif et oppressant, marqueront un tournant dans la vie d'Elisabeth. Elle s'est enfin imposée.

L'archiduchesse Sophie, encore sous le choc de l'exécution de son fils, l'empereur Maximilien 1er du Mexique, 

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à Queretaro au Mexique, n'est plus que l'ombre d'elle-même. La création de la double-monarchie signe l'échec de sa vision politique de l'Autriche. L'archiduchesse Sophie mourra 5 ans plus tard. La confrontation entre les deux femmes est définitivement terminée. 

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 L'archiduchesse Sophie en 1866

 

 

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L'année maudite 

 

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  Si le couronnement de François-Joseph et d'Elisabeth comme roi et reine de Hongrie le 08 juin 1867 consacre le rôle politique de l'impératrice; si, dans le même temps, la beauté et la grâce de la souveraine sont renommées dans toute l'Europe et au-delà même des frontières du continent; si, ayant acquis de haute lutte sa liberté personnelle, l'impératrice souhaite devenir mère une quatrième fois, la joie du triomphe s'efface rapidement devant les tragédies qui touchent ses proches.

L'année avait pourtant commencé par une grande joie: l'annonce officielle des fiançailles de Sophie Charlotte, la plus jeune des soeurs de l'impératrice,

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Sophie-Charlotte en 1867 

avec leur cousin, le roi Louis II de Bavière. Cependant, ne pouvant se résoudre à s'unir à une femme, Louis II de Bavière, 

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Louis II de Bavière 

après avoir plusieurs fois repoussé la date des noces, rompt ses fiançailles en octobre. Entretemps, désorientée, la jeune Sophie-Charlotte aurait noué une chaste mais compromettante idylle avec le fils du photographe de la cour. 

Le 09 mars mourut l'épouse de Charles-Théodore, frère préféré de l'impératrice. Sophie de Saxe dont la santé avait été très éprouvée par son premier accouchement fut emporté par une méchante grippe à l'âge de 22 ans. 

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 Sophie de Saxe 

Le jeune duc en fut désespéré. Il quitta bientôt l'armée pour entreprendre des études de médecine, au grand dam de sa famille pour qui un prince ne pouvait être qu'un soldat, un prélat ou un diplomate.

Bien plus tragique fut la mort de l'archiduchesse Mathilde, âgée de 18 ans,

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L'archiduchesse Mathilde 

deux jours avant le couronnement. La jeune archiduchesse, destinée à ceindre la couronne d'Italie, mourut brûlée vive un soir de bal. Pour imiter l'impératrice, l'archiduchesse Mathilde s'était mise à fumer, ce que son père réprouvait avec véhémence. Le 06 juin, déjà parée pour le bal, elle allumait une cigarette quand elle entendit le pas de son père se dirigeant vers ses appartements.

Prestement, elle dissimula la cigarette dans son dos. La robe, enduite de glycérine pour mieux lisser les tissus, s'enflamma et l'archiduchesse, en quelques secondes, fut transformée en torche vivante sous les yeux de son père horrifié. 

A la fin du mois de juin, c'est le mari d'Hélène qui fut emporté prématurément par la maladie à l'âge de 36 ans, laissant son épouse et ses quatre jeunes enfants désespérés.

Quelques semaines plus tard, la cour apprit que l'exécution  le 19 juin après un simulacre de procès, de Maximilien, frère de l'empereur, éphémère empereur du Mexique, tandis que sa femme Charlotte avait sombré dans la folie. L'archiduchesse Sophie, brisée par la mort de son fils préféré, se retira du monde politique. Elle mourut cinq ans plus tard.

La seule bonne nouvelle de cette année fut l'annonce de la quatrième grossesse de l'impératrice Sissi. Encore cette annonce fut-elle ternie par les rumeurs qui prétendaient que le père de l'enfant à naître n'était pas de l'empereur, tandis que l'impératrice espérait un garçon qui permettrait un jour l'indépendance totale de la Hongrie aux dépens de l'Autriche.

  

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Une inlassable mouette

 

La nouvelle position d'Elisabeth a pour effet de distendre un peu plus les liens qui l'unisse à l'Autriche, et surtout à cette cour impériale qu'elle déteste. Elle s'entoure de dames de compagnie uniquement hongroises, parmi lesquelles Marie Festetics, et Ida Ferenezy. L'impératrice passe de plus en plus de temps à l'étranger en particulier à Gödöllo, et ne rentre à Vienne qu'en de rares occasions. Elle se surnomme elle-même "la mouette des mers". Elle confie un jour à son fils Rodolphe que, si elle devait s'établir au même endroit pour le restant de ses jours, "le séjour dan sun paradis même lui paraîtrait l'enfer". 

A travers ses évasions, c'est elle-même qu'elle fuit, et cette relation conjugale qu'elle ne peut assumer et qui l'étouffe. Au fil des années, les époux ne se retrouvent que rarement. François-Joseph en souffre et Elisabeth, qui culpabilise de ses absences répétées, pousse son époux dans les bras d'une actrice réputée, Katharina Schratt. 

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La relation en restera d'ailleurs au stade de l'amitié, mais François-Joseph trouvera auprès de "l'amie", c'est ainsi que le couple impérial désigne Schratt dans ses lettres l'atmosphère "familiale" qui lui manquait depuis la mort de sa mère en 1872.

 Sissi portait un grand amour pour ses chiens sissi et ses chiens adorés

 

 

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Souveraine meurtrie 

Au cours des années, les morts successives de sa fille aînée Sophie, de son beau-frère l'empereur Maximilien 1er du Mexique (exécuté sommairement en 1867), celle prématurée de Maximilien, prince de Thurns-und-Taxis (mari d'Hélène) la même année, de son cousin le roi Louis II de Bavière, retrouvé noyé dans le lac de Starnberg, de son père le duc Max, de sa mère la duchesse Ludovica de Bavière, de son ami le comte Gyula Andrassy (que d'aucuns ont prétendu perfidement mais à tort être le père de Marie-Valérie),  

Andrassy 

de sa soeur Sophie-Charlotte (duchesse d'Alençon brûlée vive dans le tristement célèbre incendie du bazar de la Charité où 120 personnes perdirent la vie ce jour là) 

Incendie du bazar de la Charité 

et la folie dont est atteinte sa belle-soeur (bien que détestée) Charlotte de Belgique qui durera 60 ans, mais surtout la mort restée mystérieuse et entourée d'une atmosphère de scandale de son fils unique l'archiduc Rodolphe retrouvé mort d'une balle dans la tête le 30 janvier 1889, après avoir tué sa maîtresse du moment La baronne Marie Vetsera dans le pavillon de chasse à Mayerling. Ce drame plonge Elisabeth dans une douleur et une mélancolie indescriptible. 

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L'archiduc Rodolphe 

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 Détruite psychologiquement par la mort de son seul fils, elle restera à jamais choquée. Le soir de l'inhumation de celui-ci, elle se rend à la crypte des Capucins pour voir son fils Rodolphe. Elle demande alors aux moines de la laisser seule. L'impératrice reste quelques instants devant la tombe de son fils unique. Soudain, elle pousse deux horribles cris de douleur, appelant son fils à travers l'immensité de la crypte. Après s'être recueillie, elle rentre au palais impérial mais plus rien ne sera jamais comme avant. 

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Sissi sur la photo en 1890 

Elle décide de ne plus porter que le deuil et, n'ayant plus de lien avec la cour de Vienne (sa fille Marie-Valérie s'est mariée en 1890), accentue ses voyages à travers l'Europe. Passionnée par la Grèce antique et les héros d'Homère, elle apprécie particulièrement Corfou, où elle fait construire un magnifique palais de style antique, l'Achilleion.  

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  Elle séjournera aussi en 1896-1897 en France à Roquebrune-Cap-Martin, au Grand Hôtel du Cap-Martin, près duquel a été érigé un monument à sa mémoire dans le petit "square de Sissi". 

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Petit "square Sissi" 

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Sissi et François-Joseph d'Autriche

 

  

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L'assassinat de Sissi

  

Elisabeth[1]  

L'impératrice est atteinte d'anémie. Ne manger parfois que huit oranges par jour est, malgré les vitamines, inssufisant. Elle souffre aussi de névrite, d'insomnie et d'une légère dilatation cardiaque. Le 16 juillet 1898, elle part pour une ènième cure. Le 30 août 1898, elle arrive par le train de Munich après un périple en Allemagne avec une suite réduite (son aide de camp le général de Berzeviczy, sa dame de compagnie la comtesse Irma Sztara et Nagymihaly, Barker son nouveau lecteur grec, trois dames d'honneur et quelques domestiques). François-Joseph est resté à Vienne pour fêter le 50ème anniversaire de son accession au trône. 

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Le 10 septembre 1898, en sortant de l'Hôtel Beau-Rivage de Genève, situé face au lac Léman, Sissi accompagnée de sa dame de compagnie Marie Festétics 

 

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l'impératrice-reine sexagénaire est assassinée par un italien, Luigi Luccheni,  

Luccheni[1]  

dont le seul but était de faire un nom en accomplissant une action éclatante comme il déclarera lors de son interrogatoire dans lequel il affirme n'avoir jamais été anarchiste.

Luccheni voulait assassiner le duc d'Orléans mais celui-ci avait changé son emploi du temps. Il s'est "rabattu" sur l'impératrice. Il attend près de l'hôtel Beau-Rivage où Sissi est descendue.

A 13h35, celle-ci sort, incognito comme toujours, sous le nom de comtesse de Hohenembs, au bras de sa dame de compagnie, Marie Festetics. Passant près du jeune homme, l'impératrice reçoit ce qu'elle croit être un coup de poing et trébuche.  

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 Reproduction d'un artiste de l'assassinat de Sissi 

Le meurtrier, qui vient de la poignarder au moyen d'une lime (exposée à Vienne dans un musée consacré à l'impératrice),

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La robe déchirée de Sissi et la lime qui l'a poignardé

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 s'échappe mais est arrêté quelques mètres plus loin par des passants. L'impératrice tient quand même à prendre le bateau, ce qu'elle fait avec peine. Le bateau Genève appareille  

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et peu après l'impératrice perd connaissance. En ouvrant son corsage, le médecin observe un infime point rouge au dessus du sein gauche.

Sa dame de compagnie révèle alors le nom de sa maîtresse et le bateau Genève revient à quai. Ramenée dans ses appartements, Elisabeh meurt à 14h 40 dans les bras de Fanny Mayer, l'épouse du propriétaire de l'hôtel.  

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 Plaque en mémoire de l'assassinat de Sissi devant le lac Léman 

Son corps repose aux côtés des corps des 137 autres membres de la dynastie des Habsbourg-Lorraine, dans la crypte des Capucins, à Vienne.  

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 Le sarcophage de l'impératrice et reine, crypte des Capucins, Vienne en Autriche

 

 

Je vous avez promis de vous parler aussi de la gastronomie Autrichienne et Hongroise, alors voici quelques plats et desserts typiques! 

 

Gastronomie Autrichienne

 

- Le Sacher- torte - gâteau au chocolat avec de la crème chantilly

 

Le Sacher Torte (gâteau au chocolat viennois)

 

- Linzer torte: Le gâteau linz

-Kartoffelsalat : Salade de pommes de terre

- Kaiserschmarrn: Crêpes autrichiennes, dessert préféré de L'empereur François Joseph (mari de Sissi)

- Apfel strudel : Le Strudel aux pommes

-  Wiener Schnitzel:  Les escalopes de veau Viennoises

- Bûche de Noël façon "Forêt Noire", une bûche légère (sans beurre) 

 

gastronomie autrichienne

  

Pour la gastronomie Hongroise

 

- Le goulash hongrois ou la soupe paysanne hongroise

- Les crêpes de Hortobagy (ce sont des crêpes épaisses)

- Chou-fleur à la Hongroiseun accompagnement délicieux!

- Le poulet au parika

- Le chou farci

- Crêpes farcies à la mode hongroise

- La soupe paysanne avec les légumes marinés et son bouillon 

- Les crêpes de Gundel 

Gastronomie hongroise

  

Documentaire français en vidéo

Vidéo de la valse de Vienne du Film de Sissi

Mes sources: Wikipédia et quelques blogs bien documentés et passionnés sur Internet:

 

Par contre, tous les montages de photos sont mes propres réalisations, si vous les voulez demandez-les moi et faîtes un lien vers mon blog, Merci beaucoup.

 

Passion d'histoire 

Sissi impératrice d'Autriche

Les chroniques de Loulou

Site de l'Association de Elisabeth impératrice d'Autriche (Sissi)

Mon lien de parenté avec Sissi

 

Si mon billet sur l'impératrice Sissi vous a plu, ou passionné, n'hésitez-pas à me laisser un petit commentaire, il me fera plaisir.

 

Bonne balade sur mon blog

et à très vite pour une autre personnalité ...

 

D'autres dossiers :

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- Le pavillon Henri IV

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- une belle semaine gastronomique au solail du Portugal

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- Franz Sacher

 

 

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