Chambre d'hôtes "Aux Sources de L'Ancre" en Picardie au Pays du Coquelicot

Chambre d'hôtes à MIRAUMONT dans la vallée de la Haute Somme au pays du coquelicot, en Picardie

Nous vous souhaitons la bienvenue avec la fleur du coquelicot, symbole du Circuit du Souvenir

 

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 Béatrice Vincent et Quentin vous proposent 

une chambre d'hôtes à Miraumont (80300) petit village situé sur le Circuit du Souvenir faisant partie de la Vallée de la Haute Somme, en Picardie au Pays du Coquelicot, à 6km du mémorial Terre Neuvien (Caribou en bronze) de Beaumont-Hamel, du mémorial écossais etc..., de la tour d'Ulster de Tiepval, du mémorial franco-britannique etc... et de bien d'autres monuments et vestiges des Batailles de la Somme 14/18.

 

Nous vous proposons 1 chambre d'hôtes " aux couleurs naturelles " de 23m2, donnant sur une grande baie vitrée,en rez de jardin, au coeur d'une ancienne ferme picarde " restée en l'état " et sur un joli jardin arboré avec un accès indépendant juste en face de l'habitation des propriétaires,

pour 1,2 ou 3 personnes dans un cadre agréable et verdoyant. 

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Vue de la chambre

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Salon de jardin à disposition des hôtes  

 

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Vue intérieure de la ferme 

 

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Mes arbustes fruitiers (avec lesquels je fais toutes mes confitures "maison")

 

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La chambre de 23m2 aux "couleurs naturelles " pour 2 ou 3 personnes 

 

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1 lit pour 2 personnes (160x200)

1 lit pour 1 personne (90x190)

( Literie de qualité et tout confort )

Linge de toilette fournit et sèche-cheveux à disposition 

 

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TARIF DE LA CHAMBRE D'HOTES

 

Pour 1 personne: 

1 nuitée (night) + petit déjeuner (Breakfast) = 50 Euros

Pour 2 personnes:

1 nuitée (night) + petit déjeuner (Breakfast) = 55 Euros

Pour 3 personnes:

1 nuitée (night) + petit déjeuner (Breakfast) = 70 Euros

Pour 4 personnes :

Pour une personne supplémentaire : 17 euros

 

Accès WIFI GRATUIT DANS LA CHAMBRE

 

Un acompte de 30% sera demandé à la réservation

Taxe de séjour de 0,50€ /jour et par personne (comprise dans le tarif)

 

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Une petite salle d'eau avec douche balnéo et wc privatif dans la chambre 

 

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Pour vous détendre un petit salon à votre disposition dans la chambre

  

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Notre cerisier centenaire

(Photo prise en Automne)

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Quelques roses de mon jardin

 

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La vigne vierge en Automne

 

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Les petits déjeuners sont servis dans la salle à manger des propriétaires ou dehors sous la tonnelle si le temps le permet.

  

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 à disposition de nos hôtes:

Salon de jardin donnant sur un terrain de 3000m2

Barbecue 

Parking fermé et privé pour nos hôtes dans la propriété

Accueil bébé : (lit, chaise haute et matelas à langer sur demande, gratuit)

Terrain clos

Paniers repas  et petit déjeuner anticipé (uniquement sur réservation)

Accueil vélos et motos (abri privé et fermé)

 

chien_080[1]Nos amis les Petits chiens sont admis dans la propriété mais uniquement tenus en laisse et sous réserve. Une participation de 5 euros la nuitée.

  

 

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Documentations sur place pour découvrir notre belle vallée ainsi que sur tous les sites à visiter des batailles de la Somme (monuments, vestiges etc... et la maîtresse de maison se fera un plaisir de vous prêter quelques livres d'histoires avec photos.

 

SUR PLACE

Etang de pêche

Randonnée pédestre à 100 mètres de la chambre d'hôtes,

Randonnées à vélo, nous sommes sur le parcours du véloroute n° 32;

Gare SNCF à Miraumont

Commerces: pharmacie, maison médicale (médecin, infirmiers, kiné, diététicien), poste, mairie, centre équestre à 3 km, piscine à 14km.

Restaurants à proximité.

 

 

Sites du Circuit du Souvenir à découvrir à proximité de notre chambre d'hôtes 

 

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Agenda centenaire 2016

 

Juin 2016

 

Thiepval

Ouverture d'un nouveau musée dédié à la Bataille de la Somme

Du 30/06 au 30/11 à Thiepval

Eglise de Thiepval: tous les jours de 14h à 17h: Exposition finale " La Ligne du temps", la grande histoire de la Grande Guerre au Pays du Coquelicot".

 

11 ET 12/06 au Pays du Coquelicot

Périple avec bivouac et chevaux sur les sites de la Bataille de la Somme, organisé par l'association des Meneurs Indépendants d'Heilly

Contact: 06 15 93 11 16

 

Du 20/06 au 05/07 à Ovillers-La Boisselle

Glory Hole : Parcours de Mémoire et valorisation du site de l'îlot "Granathof" ou "Glory Hole"

Contact: Claudie Llewellyn : mairie de La boisselle: 003 22 75 27 55

 

Le 25/06 à ALBERT

à 20h 30

Basilique Notre-Dame de Brebières/ Concert pour le centenaire par les 3 harmonies du Pays du Coquelicot

Contact: Service culturel d'Albert: 03 22 74 37 00

 

du 25 au 30/06 à ALBERT

Marche du Souvenir reliant Ypres (Belgique) à Albert : Sur réservation

Office du tourisme Albert : 03 22 75 16 42

 

du 27/06 au 03/07 à Mailly-Maillet

Place du village

Exposition et reconstitution d'un hôpital de campagne par " The Great War Society " 

Contact mairie: 03 22 76 21 32

 

Le 30/06 à Bus-Les-Artois

Inauguration d'une nouvelle stèle en l'honneur des soldats anglais de Bradfort ET jusqu'au 5 juillet, exposition thématique de " l'arrière front".

Reconstitution d'un cinéma

Contact: Mairie: 03 22 76 53 34

Le 30/06 à Bus-Les-Artois

Mémorial des Pals Leeds à 18 h

Cérémonie du 100 ème anniversaire de la Bataille de la Somme.

 

JUILLET

Le 1er juillet au Pays du Coquelicot

à partir de 7h 28

Cérémonies du 100ème anniversaire de la Bataille de la Somme.

Note: la participation à la cérémonie au trou de mine à la Boisselle ( 7h28 ) et au Mémorial de Thiepval à midi se fait sur réservation.

03 22 75 16 42;

 

Du 1er juillet au 18/11 à Thiepval

Mémorial Franco-Britannique

Tous les jours

Cérémonies commémoratives.

 

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        Les 30 juin 1er et 2 Juillet             

ALBERT

" 3 jours pour la Paix"

Pendant ces trois jours: présence des délégations étrangères

Aldenhoven (D), Birmingham (UK), Niesky (D), et Ulverston (UK),

 

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monuments à découvrir

  

 

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Pour le Petit déjeuner 

 

Petit déjeuner servi à ma table d'hôte

  

Servi à partir de 8h30 jusque 10h30,

Je vous propose,

Thé, ou café, chocolat, jus d'orange frais, fruits frais, des céréales, baguette, ou viennoiseries, pain de mie toasté, brioche "maison", yaourts "maison", miel artisanal, confitures "maison" avec les fruits de mon jardin selon les saisons.

Des pâtisseries "maison" avec les oeufs frais du matin de nos poules et de nos petites cailles .

 

  

La chambre est disponible à partir de 17h et à libérer avant 11h30

Ouverture toute l'année

 

 

Pour nous contacter

 

Chambre d'hôtes " Aux Sources de L'Ancre "

Madame Hannecart Béatrice

6 rue des Sources

80300 MIRAUMONT

Port: 06 44 15 64 33

E.mail: beatrice-hannecart@orange.fr

 

Bonne balade

à bientôt

 

 

Chambres d'hôtes référencées sur  logo-hotes[1]

Pour nous contacter et réserver la chambre c'est : ICI

 

Notre chambre est référencée sur Charme et tradition 

 

  

Chambres d'hôtes référencées sur    logo_cybergites[1]

  

Chambres d'hôtes référencées sur Shared-house  shared_house_location_vacances_rental_holidy_vacation[1]

 

 

Trail du P'tit train de la Haute Sommelogo-trail-site[1]

 

 

Chambres d'hôtes référencées : 

 

 

 

Chambres d'hôtes référencées sur : Chambre d'hôtes.org

 

 

  

 

Bonne balade au Pays du coquelicot

  

 

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Bonjour à tous et toutes,

me revoici avec ce nouveau blog, il a fait peau neuve, il était temps ...

L'ancien est ICI avec 900 recettes et 70 partenariats si le coeur vous en dit ...

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si vous voulez suivre toutes mes publications, n'hésitez-pas à vous inscrire à la newsletter ( en haut à gauche de ma page) et me laisser un p'tit commentaire, il me fera plaisir ...

 

Une mise à l'honneur chaque Dimanche, rien que pour vous !   ICI

Bonne journée et belle balade sur mon blog !

Bisous Béatrice 

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19 août 2016

Gâteau de semoule au lait de coco

Gâteau de semoule fine au lait de coco

 

Coucou tout le monde

je vous propose cet excellent gâteau de semoule au lait de coco et franchement c' est vraiment délicieux, ça passe tout seul , même après un bon repas , c'est malgré tout léger ...

 

Pour 6 à 8 personnes

Ingrédients

25 cl de lait de coco

250 gr de semoule de blé " fine "

150 gr de sucre roux

100 gr de beurre

75 gr de poudre d'amande

25 cl d'eau

4 oeufs

1 c à café de cannelle

 

Préparation

 

Dans un saladier, versez la semoule, le lait de coco et l'eau. Mélangez.

Faîtes fondre le beurre quelques secondes au micro-ondes dans un récipient adapté.

Préchauffé votre four à 180°

Battez les oeufs et le sucre ensemble. Ajoutez la poudre d'amande, la cannelle et la moitié du beurre fondu.

Versez le reste de beurre fondu et répartissez-le sur toute la surface du gâteau.

Enfournez pendant 20 minutes.

Servez ce gâteau de semoule quand il est encore tiède et j'ai parsemé de quelques copeaux de coco sur le dessus.

 

Bonne dégustation !

 

Ma note gourmande

J'ai servi ce gâteau de semoule avec une fraise en décoration et un peu de confiture "maison " fraises/rhubarbe ...

Pour ma confiture " maison " Fraises/rhubarbe, c'est ici

 

Bisous et à demain

 

 

Gâteau de semoule fine au lait de coco - déco

 

 

 

 

18 août 2016

Escalope de poulet sauce curry/lait de coco

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Coucou tout le monde

pour ce mardi, comme promis, je continue ma semaine avec cette recette trouvée sur le blog de Miss Calou avec ce délicieux plat de poulet curry/coco ,un repas aux douces saveurs exotiques et tellement facile à réaliser, toute la famille a beaucoup aimé, à faire et à refaire sans détour ...

J'ai servi ce plat avec une dariole de riz Basmati accompagné de cette douce sauce curry/coco, un régal !

Merci pour le partage !

 

Pour 4 personnes

Ingrédients

4 escalopes de poulet ( ou des aiguillettes c'est encore mieux )

2 oignons

un peu d'huile

6 c à soupe de sucre

une c à café de curry ( plus ou moins selon vos goûts )

40 cl de lait de coco

6 c à soupe de crème fraîche épaisse

Pour la garniture

des pâtes ou du riz

 

Préparation

Commencez par peler les oignons et les tailler en très fines rondelles.

Coupez la viande en petits cubes.

Mettre à revenir les cubes de poulet et les oignons dans un filet d'huile d'olive.

Faites dorer puis saupoudrer de sucre pour faire caraméliser le tout.

Saupoudrer ensuite du curry et bien mélanger.

Ajouter la crème fraîche et le lait de coco, puis poivrer.

Laissez mijoter 5 minutes et servez sans attendre.

 

Ma note gourmande

J'ai adoré le petit goût caramélisé de la viande et la sauce un pur délice.

 

Le riz basmati est de mon partenaire Bloch

( Bloch vous propose un atelier cuisine le 31 janvier 2013 , pour plus de précisionsICI )

Le curry est de mon partenaire L'île aux épices

 

 

Bon appétit !

bisous

 

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N'oubliez pas de vous inscrire à ma newsletter pour ne rien manquer,

la 50ème inscrite recevra un petit colis gourmand préparé par mes soins

bisous

 

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17 août 2016

Tarte flan citron et sa meringue

Tarte au flan citron meringuée

 

 

Coucou les aminautes

aujourd'hui, une tarte pleine de soleil , recouverte avec un délicieux flan au citron et sur le dessus une meringue légèrement dorée ...

Pour les amateurs de desserts aux citrons, vous ne serez pas déçus ...

 

Pour 6 à 8 personnes

Préparation : 10 minutes  Cuisson : 30 minutes

 

 

Ingrédients

1 pâte sablée ou brisée

Pour le flan au citron:

1/2 litre de lait

4 jaunes d'oeufs

40 gr de farine

75 gr de sucre en poudre

1 citron ( le zeste + le jus de citron )

Pour la meringue:

2 blancs d'oeufs

75 gr de sucre semoule,

du sucre glace

20 gr de beurre

 

 

Préchauffez le four à 180°

 

Préparation du flan au citron :

Détachez le zeste du citron avec le moins de blanc possible.

Faites-le bouillir avec le lait.

Laissez refroidir.

Mélangez la farine avec le sucre et délayer avec les jaunes d'oeufs.

Ajoutez le lait en le passant pour enlever le zeste et ajouter le jus du citron.

Versez le flan sur le fond de la tarte,

Mettez au four à 180° et laissez cuire 25 à 30 minutes

La meringue:

Battez les blancs d'oeufs en neige ferme en ajoutant le sucre en poudre, garnissez-en le flan cuit et saupoudrez de sucre glace, remetter au four à feu très doux 20 à 25 minutes, juste pour blondir la meringue.

Bonne dégustation !

 

Ma note gourmande

vous pouvez faire cette même tarte au flan avec le jus d'une orange ...

 

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08 août 2016

Confiture " maison " mûres framboises fraises ... Un trio de choc !

Confiture mûre framboise fraise

Bonjour les amies

je sais que vous aimez mes confitures " maison " en tout genre alors voici ma toute dernière confiture aux 3 fruits rouges du jardin, composée de mûres, de fraises et de framboises ...

Nous dirons qu'elle est excellente, c'est un beau mariage de fruits ...

 

Pour 5 pots ( plus ou moins )

il vous faudra

500 gr de mûres

500 gr de framboises

500 gr de fraises

( je disposais de quelques baies de cassis alors je les ai ajouté aux 3 fruits car c'est un superbe gélifiant naturel )

1kg 500  de sucre pour confiture

( je mets toujours autant de sucres que de fruits )

 

Pour la préparation

 

1- Mettez un à un les fruits dans un grand saladier et recouvrez chaque couche des fruits par le sucre ...

2- Laissez macérer quelques heures ou toute une nuit c'est encore mieux ...

3- Le lendemain :

Mettez les fruits dans une grande bassine et laissez cuire 25 minutes ( à vous de voir ) , écumez si necessaire ...

 

Pendant la cuisson de ma confiture :

 

Je fais bouillir les pots de confiture ainsi que les couvercles ensuite

je les laisse retourner sur un linge propre

et hop ! vous pouvez les remplir de cette délicieuse confiture , fermez le couvercle et retourner les pots de confiture ...

 

Bonn dégustation !

 

Ma note gourmande

à déguster sur une tranche de brioche, c'est top !

 

 

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07 août 2016

Sardines grillées au barbecue à la Portugaise

Sardines grillées au barbecue

 

Bonjour tout le monde

Et je termine ainsi ma semaine sous le soleil du Portugal en vous régalant cette fois ci avec de délicieuses sardines grillées à la portugaise, c'est vraiment très bon et simple à faire !

 

Ingrédients

Pour 4 personnes

 

8 grosses sardines vidées, lavées et écaillées

2 poivrons rouges

1 c à café de gros sel

du poivre noir

1 pincée de poivre de cayenne

huile d'olive

1 citron

 

pour une petite salade en garniture

un peu de maïs

quelques rondelles de tomates

les lanières de poivrons grillés

un peu de pousses de soja et ce que vous aimez ...

 

Préparation

 

Badigeonnez les poivrons d'un peu d'huile d'olive et faites-les griller en les retournant de temps en temps jusqu'à ce que la peau soit roussie de tous les côtés.

Pelez-les et débitez la chair en lanières en écartant le coeur et les graines.

 

Badigeonnez les sardines d'huile d'olive passez les sardines dans un mélange de gros sel, de poivre noir et de poivre de cayenne.

Faites légèrement griller les sardines sur un côté, puis retournez-les alors qu'elles sont encore assez fermes pour être manipuler sans se casser.

Faites ensuite griller de l'autre côté jusqu'à ce que la peau soit bien croustillante.

Disposez les sardines et les lanières de poivrons sur les assiettes.

Ajoutez un filet d'huile d'olive et servez avec une petite salade fraîche sur le côté et quelques quartiers de citron.

Bon appétit !

 

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05 août 2016

Papillote d'églefin au citron et ses petits légumes !

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Bonjour à tout le monde

pour aujourd'hui, je vous propose une papillote de poisson délicieusement légère et bien parfumée, j'adore l'églefin mais malheureusement je n'ai pas souvent l'occasion d'en trouver et donc de le cuisiner mais c'est enfin fait ! 

j'ai adoré cette recette que j'ai trouvé sur le blog La vie de Choupette, un grand MERCI c'était franchement délicieux, à faire et à refaire en excès lol ...

 

J'ai réalisé cette recette pour 3 personnes, de ce fait j'ai légèrement augmenté les quantités par rapport à la recette de Choupette

 

Ingrédients pour 3 papillotes

 

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( j'ai trouvé que des filets d'églefin c'est bien aussi mais moins pratique pour la papillote alors si vous trouvez des dos d'églefin comme Choupette c'est mieux )

1 ou 2 tomates moyennes

1 petite courgette

4 champignons de Paris (des moyens)

1 bulbe de fenouil

1/2 citron jaune

3 c à soupe d'huile d'olive

3 pincées de piment d'Espelette

du sel marin aux légumes et herbes aromatiques ( le goût est divin dans cette papillote)

 

Pour la préparation

 

Préchauffez le four à 200°C

Lavez et coupez tous les légumes en lamelles  et disposez-les au fond de votre papillote. 

ajoutez par dessus le dos d'églefin (ou le filet pour moi), saler avec le sel aux herbes, une pincée de piment d'espelette, un peu de jus de citron et finir avec une cuillère à soupe d'huile d'olive.

Fermez votre papillote et enfournez au four pour moi environ 20 minutes...

Bonne dégustation !

 

 

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avec cette papillote Choupette propose de boire Un muscadet sur Lie

 

Ma note gourmande

J'utilise uniquement le jus du citron ou la pulpe et j'enlève l'écorce du citron car je trouve qu'elle donne une certaine amertume à la papillote mais c'est selon votre goût ...

 

 

Le sel marin aux légumes et aux herbes aromatiques est de mon partenaire Herbamare

et l'huile d'olive de mon partenaire les Huiles d'olive du Midi de La France

 

Bisous

 

 

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03 août 2016

George Sand, son enfance, ses romans, ses nombreuses liaisons amoureuses et le domaine de Nohant

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Bonjour tout le monde

me revoilà! avec un nouveau dossier " à travers l'histoire ! " après vous avoir parlé des magnifiques tableaux romantiques du Peintre Emile Vernon, de Sissi impératrice d'Autriche et Reine de Hongrie, du bon roi Henri IV et de L'écrivain Alexandre Dumas, j'aimerais maintenant vous faire découvrir ou re-découvrir l'illustre romancière George Sand et j'avoue que c'est toute ma jeunesse avec ses merveilleux contes pour enfants, " La petite fadette, La mare au diable etc..."

et vous ?  connaissez vous bien George Sand ? Je vous parle de son enfance, de son mariage, de ses nombreuses liaisons amoureuses, de ses ouvrages, de ses enfants et de sa magnifique table quand elle recevait ses amis à Nohant avec son délicieux " Potage à la Reine " ...

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Amantine Aurore Lucile Dupin, baronne Dudevant

(1804-1876)

sous le speudonyme de "George Sand"

Romancière, auteur dramatique, critique littéraire française et journaliste

 

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  Elle compte parmi les écrivains les plus prolifiques avec plus de soixante-dix romans à son actif, cinquante volumes d'oeuvres diverses dont des nouvelles, des contes, des pièces de théâtre et des textes politiques.

A l'image de son arrière grand-mère par alliance qu'elle admire, Madame Dupin (Louise de Fontaine 1706-1799), George Sand prend la défense des femmes, prône la passion, fustige le mariage et lutte contre les préjugés d'une société conservatrice.

George Sand a fait scandale par sa vie amoureuse agitée, par sa tenue vestimentaire masculine, dont elle a lancé la mode, par son speudonyme masculin, qu'elle adopte dès 1829, et dont elle lance aussi la mode: après elle, Marie d'Agoult signe ses écrits Daniel Stern (1841-1845), Delphine de Girardin prend le speudonyme de Charles de Launay en 1843.

 

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Malgré de nombreux détracteurs comme Charles Baudelaire ou Jules Barbey d'Aurevilly, George Sand contribue activement à la vie intellectuelle de son époque, accueillant au domaine de Nohant ou à Palaiseau des personnalités aussi différentes que Franz Liszt, Frédéric Chopin, Marie d'Agoult, Honoré de Balzac, Gustave Flaubert, Eugène Delacroix,

  

amis de George Sand

  

conseillant les uns, encourageant les autres. Elle a entretenu une grande amitié avec Victor Hugo par correspondance, ces deux grandes personnalités ne se sont jamais rencontrées.

Elle s'est aussi illustrée par un engagement politique actif à partir de 1848, inspirant Alexandre Ledru-Rollin,

 

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participant au lancement de trois journaux: La Cause du peuple, Le bulletin de la République, L'Eclaireur, plaidant auprès de Napoléon III la cause de condamnés, notamment celle de Victor Hugo dont elle admirait l'oeuvre et dont elle a tenté d'obtenir la grâce après avoir éclipsé Notre Dame de Paris avec Indiana, son premier roman.

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Son oeuvre est très abondante et la campagne du Berry lui sert souvent de cadre. Ses premiers romans, comme Indiana (1832), bousculent les conventions sociales et magnifient la révolte des femmes en exposant les sentiments de ses contemporaines, chose exceptionnelle à l'époque et qui divisa aussi bien l'opinion publique que l'élite littéraire. Puis George Sand ouvre ses romans à la question sociale en défendant les ouvriers et les pauvres (Le compagnon du Tour de France) et en imaginant une société sans classe et sans conflit (Mauprat, 1837 - Le meunier d'Angibault, 1845).

Elle se tourne ensuite vers le milieu paysan et écrit des romans champêtres idéalisés comme La mare au diable (1846), François le Champi (1848), La petite Fadette (1849), Les Maîtres sonneurs (1853).

 

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George Sand a abordé d'autres genre comme l'autobiographie (Histoire de ma vie, 1855) et le roman historique avec Consuelo (1843) où elle brosse, à travers la figure d'une cantatrice italienne, le paysage artistique européen du XVIII è siècle,

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ou encore Les Beaux Messieurs de Bois-Doré (1858) qui multiplie les péripéties amoureuses et aventureuses dans le contexte des oppositions religieuses sous le règne de Louis XIII;

 

 

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Son enfance

 

Amantine Aurore Lucile Dupin dit "George Sand", est nait le 1er juillet 1804 à Paris elle est la fille de Maurice Dupin de Francueil et de Sophie Victoire Delaborde

 

Parents de George Sand

  

elle est par son père, l'arrière-petite-fille du maréchal de France, Maurice de Saxe (1696-1750). 

 

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Du côté de sa mère, elle a pour grand-père Antoine Delaborde, maître paulmier et maître oiselier, qui vendait des serins et des chardonnerets à Paris, sur le quai des oiseaux.

 

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Aurore à donc une double ascendance, populaire et aristocratique, qui la marque profondément. Deux origines sociales diamétralement opposées qui expliquent la personnalité d'Aurore Dupin et son engagement politique à venir:

" On n'est pas seulement l'enfant de son père, on est aussi un peu, je crois, celui de sa mère. Il me semble même qu'on l'est davantage, et que nous tenons aux entrailles qui nous ont portés, de la façon la plus immédiate, la plus puissante, la plus sacrée. Or, si mon père était l'arrière-petit-fils d'Auguste II, roi de Pologne, et si, de ce côté, je me trouve d'une manière illégitime, mais fort réelle, proche parente de Charles X et de Louis XVIII, il n'en est pas moins vrai que je tiens au peuple par le sang, d'une manière tout aussi intime et directe; de plus, il n'y a point de bâtardise de ce côté là."

Son père, Maurice Dupin, incorporé dans les rangs de l'armée révolutionnaire, effectue de 1798 à 1808, toutes les guerres républicaines et impériales. Pendant les campagnes d'Italie, il s'éprend de Sophie Victoire Delaborde, qui partage alors la vie de l'intendant affecté aux subsistances, l'adjudant-général Claude-Antoine Collin, âgé de cinquante ans. Victoire suit Maurice à son retour en France. La mère de ce dernier, Marie Aurore de Saxe 

  

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 fait tout pour s'opposer à leur mariage; c'est donc à son insu que le 05 juin 1804, moins d'un mois avant la naissance de la future George Sand, le capitaine Maurice Dupin signe devant le maire de Paris, l'acte de mariage avec Victoire Delaborde.

 Maurice Dupin a eu précédemment une liaison avec la domestique du château de Nohant, Catherine Chatiron (1779-1866). Elle est entrée au service de Madame Dupin de Francueil, le 24 janvier 1797 pour une rénumération de 60 francs par an. Catherine donne le jour à La Châtre le 05 mai 1799, à un fils naturel et déclaré sous le nom de Pierre Laverdure. Maurice Dupin refuse de reconnaître l'enfant qui prendra l'identité d'Hippolyte Chatiron (1799-1848), le demi-frère d'Aurore. Marie Aurore de Saxe congédie Catherine Chatiron, mais fait élever l'enfant par le précepteur de Maurice, François Deschartres.

 

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Hippolyte et sa demi-soeur Aurore

 

 

Les premières années de la vie d'Aurore

  

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Les trois premières années de la vie d'Aurore Dupin s'écoulent dans le petit logis de ses jeunes parents, rue de la Grange-Batelière. En avril 1808, Victoire enceinte de sept mois, rejoint son mari en garnison à Madrid car celle-ci est pourvue d'une grande jalousie et d'un tempérament caractériel. Elle est accompagnée de sa fille Aurore et ce, malgré le désaveu de Maurice Dupin au vu de cette périlleuse expédition et de la situation militaire espagnole. Dans le palais de Godoy, Joachim Murat témoigne beaucoup d'affection à l'enfant. 

 

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Victoire donne naissance à un fils, Auguste à Madrid le 12 juin 1808, mais il est aveugle. Les événements politiques se précipitent et l'heure de la retraite d'Espagne a sonné. Après un voyage éprouvant, la famille arrive dans l'Indre, chez la grand-mère paternelle. Aurore découvre pour la première fois le Domaine de Nohant.  

Malheureusement son petit frère ne va pas survivre au voyage et décède au château, le 08 septemebre 1808. Une semaine plus tard, Maurice Dupin meurt accidentellement d'une chute de cheval à la sortie de La Châtre, le 16 septembre 1808.

   

 

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D'aurore Dupin à la baronne Dudevant

 

Aurore grandit à Nohant, d'abord avec sa mère et sa grand-mère. Toutefois, un désaccord apparaît entre les deux femmes à propos de l'éducation d'Aurore. Un compromis est trouvé et l'engagement est pris par écrit le 3 février 1809. Marie-Aurore de Saxe a la responsabilité de l'éducation d'Aurore qui passe la majeurs partie de l'année à Nohant et peut voir sa mère, installée à Paris, en hiver. Victoire reçoit une rente de sa belle-mère augmentée par une compensation financière et elle est autorisée à se rendre à Nohant pendant l'été.

 

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 Marie-Aurore avec sa petite fille Aurore recevant le général Alphonse de Colbert au château de Nohant

 

La grand-mère confie Aurore à un précepteur, le vieux Deschartres, qui était déjà celui de son père Maurice Dupin. Marie-Aurore de Saxe préfère passer la mauvaise saison dans la capitale et elle demeure rue Neuve-des-Mathurins, à proximité du logement de Victoire. Malgré un droit de visite, la mère n'a pas la permission d'emmener sa fille chez elle. Cette application des accords est encore plus restrictive vis-à-vis de Caroline Delaborde née en 1799 de père inconnu, la fille aînée de Victoire qui fut élevée avec Aurore jusqu'à la mort de Maurice Dupin.

L'enfant ne doit pas approcher sa demi-soeur Aurore et encore moins venir au domicile parisien de Madame Dupin de Francueil. Mais un incident se produit au cours de l'hiver 1810-1811. Caroline se présente chez Marie-Aurore malgré l'interdiction et elle est chassée sans ménagement par la maîtresse de maison. Aurore est traumatisée par cette injustice et en tombe malade. Prise de remords, Marie-Aurore d'écide d'emmener elle-même sa petite fille une fois rétablie, chez Victoire.

Au moment du retour à Nohant, Marie-Aurore propose à Victoire de l'accompagner, pour ne pas perturber davantage sa fille.

George Sand restera attachée toute sa vie à Nohant et à la campagne où elle peut s'échapper dans la nature pour laisser s'épanouir son imagination. Elle reprendra le thème de la pastorale dans ses romans champêtres.

 

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George Sand   

Aurore devenant peu assidue et rebelle, sa grand-mère la met en pension au couvent des Dames Augustines anglaises de Paris pour parfaire son enseignement, du 12 janvier 1818 jusqu'au 12 avril 1820.

 

Porte Sainte-Victor

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Elle traverse une crise de mysticisme dans cet établissement religieux, où sa mère et grand-mère étaient emprisonnées sous la Terreur. Marie Aurore de Saxe, imprégnée des idées du siècle des Lumières, ne tarde pas à la retirer du cloître et la fait revenir au Domaine de Nohant. La santé de sa grand-mère décline, consciente que son temps lui est compté. Marie-Aurore a pour dessein de marier sa petite-fille au plus tôt et de la faire son unique héritière, tant de ses biens que des terres et du domaine de Nohant. Au mois de janvier 1821, un projet de mariage est envisagé avec l'un des cousins d'Aurore, Auguste Vallet de Villeneuve, veuf depuis 1812 de Laure de Ségur et propriétaire du marquisat du Blanc. Mais il est âgé de 42 ans, alors que sa promise n'a que 16 ans...  

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Marie-Aurore de Saxe prodigue la plus grande attention à sa petite-fille et lui fait découvrir Jean-Jacques Rousseau. Cette affection est réciproque, Aurore apprécie sa grand-mère à l'esprit délicat et cultivé. L'enfant complète son instruction par la lecture. Si Rousseau la fascine, d'autres philosophes captivent la jeune prodige: Chateaubriand à travers le Génie du christianisme, mais également Aristote, Condillac, Montesquieu, Blaise Pascal, Jean de La Bruyère, Montaigne, Francis Bacon, John Locke, Leibniz, ainsi que les poètes Virgile, Alexander Pope, John Milton, Dante, et William Shakespeare. Marie-Aurore de Saxe meurt le 26 décembre 1821 à Nohant-Vic, quelques mois après une attaque d'apoplexie. Ses ultimes paroles sont pour sa petite-fille: " tu perds ta meilleure amie".

Au lendemain de l'enterrement de Madame Dupin de Francueil, la mère d'Aurore arrive à Nohant afin de prendre connaissance des dernières volontés de la défunte. Le frère aîné d'Auguste, le comte René, François Vallet de Villeneuve et possesseur du château de Chenonceau, 

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Le château de Chenonceau  

 est désigné pour être le tuteur d'Aurore, mineure et seule légataire, à la mort de sa grand-mère. La lecture du testament provoque une violente colère de Victoire Delaborde. Toute la rancoeur contenue ces dernières années, se déchaîne brutalement à l'encontre de sa belle-mère et René Vallet de Villeneuve, par des paroles outrageantes. Elle exige que sa fille vienne vivre avec elle à Paris et c'est la rupture avec la famille paternelle.

Les relations entre la mère et la fille deviennent vite conflictuelles. Au printemps 1822, Victoire confie Aurore à des amis de Maurice Dupin, James et Angèle Roettiers du Plessis, qui vivent avec leurs cinq filles dans le château du Plessis-Picard près de Melun. Elle reste plusieurs mois dans cette famille où règne une excellente ambiance et y rencontre François Casimir Dudevant, avocat à la cour royale, 

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qu'elle épouse à Paris le 17 septembre. La mère d'Aurore a la présence d'esprit d'imposer le régime dotal, Aurore conservant sa fortune personnelle de 500 000 francs et doit recevoir de son mari, une rente de 3 000 francs par an pour ses besoins personnels. Victoire se désiste de la tutelle de sa fille le 05 octobre 1822 au profit de Casimir Dudevant et les époux s'installent au château de Nohant.

 

domaine de George Sand

 

Le 30 juin 1823, Aurore donne naissance à son fils Maurice (1823-1889) à Paris. En 1824, chez les du Plessis, casimir gifle Aurore en public pour un motif futile. Les premières fêlures du couple et Aurore réalise que tout la sépare de son époux, grossier, peu cultivé, à l'éducation si dissemblable, dont les goûts diffèrent tellement des siens. Le hasard d'une rencontre en juillet 1825, lors d'un voyage avec Casimir à Cauterets dans les Pyrénées, permet à la jeune femme de renaître à la vie. Aurore fait la connaissance d'Aurélien de Seze, avocat de talent, substitut au tribunal de Bordeaux et neveu du défenseur de Louis XVI.

 

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Séduisant, intelligent, Aurélien a conquit le coeur d'Aurore, le temps d'une courte histoire d'amour, passionnée et platonique. Ils échangent une importante correspondance mais leurs rencontres sont rares et Aurore vient de retrouver un ami de jeunesse. Au cours de ses séjours à Nohant, elle noue une liaison avec Stéphane Ajasson de Grandsagne, originaire de La Châtre, de 1827 à 1828. La rumeur publique rattrape les amants et compromet l'équilibre précaire des époux Dudevant.

Le 13 septembre 1828, Aurore met au monde une fille Solange (1828-1899) à Nohant, dont la paternité est empreinte d'incertitude du fait de la fréquentation d'Aurore avec Stéphane Ajasson de Grandsagne. De son côté Casimir se met à boire, devient odieux et entretient des relations avec les servantes. La situation conjugale se dégrade, les époux font chambre à part. Aurore veut son indépendance, souhaite travailler et gérer ses propres biens. 

Au même moment, elle engage une nouvelle idylle avec le romancier Jules Sandeau,

 

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et désire le rejoindre à Paris. Au mois de décembre 1830, une scène éclate entre Casimir et Aurore. Elle vient de découvrir le "testament " de son mari qui se résume à des critiques venimeuses et des rancunes envers sa femme. Leur séparation est inévitable (le divorce n'existe pas à cette époque) et prononcée en sa faveur le 16 février 1836, le tribunal de La Châtre reconnaissant prouvées les "injures graves, sévices et mauvais traitements". Face à la grande fermeté de son épouse, Casimir Dudevant s'incline et ne veut surtout pas perdre l'usufruit des possessions d'Aurore. Elle décide de vivre alternativement entre Paris et Nohant. Casimir doit lui verser une pension de 3000 francs prévue par leur contrat de mariage. Dans un premier temps, Solange et Maurice restent auprès de leur père à Nohant.

 

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Une fois établie à Paris, Aurore emmène sa fille Solange chez elle et Casimir Dudevant se laissera convaincre par la suite, de confier Maurice à sa mère. Le demi-frère d'Aurore, Hippolyte Chatiron, semble avoir joué un rôle dans le conflit qui oppose sa soeur et son beau-frère Casimir Dudevant, dont il partage le penchant pour la boisson et les fêtes.

 

La naissance de George Sand

 

Les 27,28 et 29 juillet 1830 -journées dites les Trois Glorieuses - les insurrections parisiennes renversent les Bourbons. L'engagement politique d'Aurore Dupin et sa prise de conscience débuttent véritablement à partir de cette période. Jusqu'alors, Aurore Dupin ne s'interresse guère à la politique. Sa sensibilité est même bonapartiste en raison du souvenir et de la carrière militaire de son père. Elle s'est opposée avec son époux Casimir Dudevant, au candidat royaliste lors des élections censitaires de 1827 en soutenant activement le candidat républicain, Duris-Dufresne à La Châtre. Le 30 juillet 1830, Aurore Dupin Rencontre Jules Sandeau au château du Coudray à Verneuil-sur-Igneraie. Une rencontre qui marque la jeune Aurore et qui va influer sa destinée. Le 04 janvier 1831, elle quitte Nohant pour rejoindre à Paris une petite société de jeunes Berrichons férus de littérature romantique et qu'elle fréquentait déjà dans l'Indre: Charles Duvernet, Alphonse Fleury et Jules Sandeau.

Dans ce Paris de 1831, en pleine effervescence romantique après la révolution de juillet où les jeunes artistes et poètes du quartier latin portaient des costumes extravagants, Aurore mène une vie de bohème avec ses compagnons, allant dans des théâtres, les musées et les bibliothèques. Ayant obtenu de la préfecture de police de l'Indre une permission de travestissement, elle adopte un costume masculin, plus pratique et moins coûteux: elle endosse une " redingote-guérite",

 

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se noue une grosse cravate en laine, se fait couper les cheveux jusqu'aux épaules et met un chapeau de feutre mou. Aurore affiche sa liaison avec Jules Sandeau. Ensemble, ils commencent une carrière de journalistes au Figaro, sous l'oeil sévère mais bienveillant d'Henri de Latouche, le directeur du journal. Ils écrivent en commun un roman, Rose et Blanche, publié sous le speudonyme de J. Sand.

Le roman Rose et Blanche est ébauché par Aurore mais refait entièrement par Jules Sandeau. L'ouvrage se voit attribuer par une fantaisie d'Henri de Latouche, le nom d'auteur de Jules Sand, qui évoque non seulement Jules Sandeau, mais aussi Karl Sand, l'étudiant bavarois assassin d'Auguste von Kotzebue.

 

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Ce livre connaît un certain succès, au point qu'un autre éditeur se présente et commande un prochain roman sous le même nom. Comme Aurore vient d'écrire Indiana, à Nohant durant l'hiver 1831-1832, elle veut le donner sous le même pseudonyme mais Jules Sandeau, par modestie, n'accepte pas la paternité d'un livre auquel il est totalement étranger. Henri Delatouche est consulté et tranche par un compromis: le nom de Sand est conservé pour satifaire l'éditeur et le prénom est modifié pour distinguer les deux auteurs. Aurore prend celui de George et qui lui semble synonyme de Berichon. Etymologiquement, George signifie en effet "celui qui travaille la terre". Sa première oeuvre personnelle, Indiana, est publiée le 19 mai 1832 sous le nom de G.Sand et tous ses romans ultérieurs le seront sous le pseudonyme de George Sand qu'elle adopte définitivement.

Valentine, composée à Nohant et achevée pendant l'été de 1832, est éditée trois mois après Indiana.

Ces deux romans asurent la renommée de l'écrivain et améliorent beaucoup la situation financière. Elle quitte son petit logement du cinquième étage du quai Saint-Michel pour aller s'intaller dans la "mansarde bleue", un appartement plus confortable au troisième étage, sous les toits, au n°19 quai Malaquais. François Buloz, le directeur de la Revue des deux Mondes, lui assure par contrat une rente annuelle de 4 000 francs en échange de 32 pages d'écriture toutes les six semaines.

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George Sand 

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Au début de 1833, elle rompt avec Jules Sandeau, coupable d'une infidélité. Elle a une brève relation avec Prosper Mérimée, très décevante et qu'elle regrette amèrement. C'est une période sombre pour George Sand, démoralisée par ces deux déceptions. Le 10 août 1833, paraît Lélia, une oeuvre lyrique, allégirique et très originale, dont le succès est prodigieux.

Elle se lie d'amitié avec la comédienne Marie d'Orval,

 

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qui collabore à l'écriture de Cosima, pièce de théâtre de George Sand créée le 29 avril 1840 à la Comédie-Française, avec Marie d'Orval dans le 1er rôle.

 

Alfred de Musset

 

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George Sand rencontre pour la première fois Alfred de Musset le 17 juin 1833, lors d'un dîner organisé par François Bulozpour ses collaborateurs de la Revue des deux Mondes, au restaurant Lointier, n°104 rue Richelieu à Paris. A la fin du mois de juillet, ils sont amants et Musset s'installe chez George Sand, quai Malaquais. Le couple se rend à Fontainebleau où ils séjournent du 05 au 13 août à l'hôtel Britannique au n°108 rue de France. Une nuit, lors d'une promenade en forêt aux roches de Franchard, Musset est la proie d'une hallucination, croyant voir apparaître son double. Cette scène est évoquée dans le roman Elle et Lui et décrite également par Musset dans la Nuit de Décembre. Ils conçoivent le projet d'un voyage en Italie. Ils partent le 12 décembre 1833 et font une partie de la traversée en compagnie de Stendhal, rencontré à Marseille et qui rejoint son poste de consul à Civitavecchia. A Gênes, George Sand souffre de fièvre et dysenterie. Ils parviennent à Venise le 31 décembre 1833 et descendent à l'hôtel Danieli, le 01 janvier 1834.

 

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Alors que George Sand est toujours souffrante et doit rester alitée deux semaines, Musset reprend sa vie de noctambule et s'abandonne à tous les plaisirs. Déjà à Gênes et à Florence, George Sand s'est plainte des inconduites de son compagnon et décide de lui fermer sa porte à Venise. 

Alfred de Musset tombe gravement malade à son tour, atteinte d'une fièvre accompagnée de crises de délire. Les ressentiments oubliés en de tels instants, George Sand est à son chevet. Elle fait appel aux soins d'un jeune médecin, Pietro Pagello, qui diagnostique une fièvre typhoïde. George Sand s'éprend de Pagello, alors que la santé de Musset s'améliore. Sa guérison assurée, Pagello lui avoue sa passion pour George Sand. Musset stoïque, leur conserve son amitié, quitte Venise le 29 mars 1834 et rentre en France. Il continue néanmoins d'entretenir une correspondance avec George Sand et celle-ci, restée avec Pagello, travaille énormément à plusieurs ouvrages. Elle écrit Mattéa, Leone Leoni, André, Jacques, les premières Lettres d'un voyageur, puis revient en France avec Pagello. Le 14 août 1834, ils arrivent à Paris et George Sand revoit Musset dès le 17 août. En octobre, George Sand renoue avec Musset et Pagello, jaloux, repart pour l'Italie. La relation Sand-Musset se poursuit, orageuse, marquée par des plaintes, des reproches, des récriminations, jusqu'à leur rupture définitive le 06 mars 1835.

Cette relation inspire à George Sand les trois premières lettres d'un voyageur et à Musset La confession d'un confession d'un enfant du siècle. Après la mort d'Alfred de Musset, George Sand fait paraître Elle et Lui en 1859, qui raconte leur histoire. Le frère d'Alfred, Paul de Musset riposte ne publiant Lui et Elle et Louise Colet, qui eut une liaison avec Alfred de Musset, renchérit par un Lui.

 

 

MICHEL DE BOURGES

 

 

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George Sand entreprend les procédures judiciaires à l'encontre de son mari, Casimir Dudevant. Les rapports entre les époux se sont envenimés à cause du train de vie dispendieux de Casimir qui s'est engagé dans des opérations hasardeuses. George Sand craint à juste titre, qu'il ne provoque sa ruine. Des amis lui recommandent le célèbre avocat républicain Louis Michel, pour plaider sa séparation définitive avec le baron Dudevant. L'avocat, plus connu sous le pseudonyme de sa ville, Michel de Bourges, est doué d'un grand talent oratoire et intervient dans les procès politiques de la monarchie de juillet. Le 09 avril 1835, George Sand le rencontre dans l'ancienne capitale du Berry et lui expose son affaire. Michel venait de lire son roman Lélia et sous le charme de George Sand, lui offre une plaidoirie impressionnante, en arpentant les rues de Bourges toute une nuit. La séduction est réciproque, George Sand le retrouve en mai à Paris et devient sa maîtresse. Avec Michel de Bourges commence une double passion, amoureuse et politique. Michel convertit George Sand, déjà sensible aux opinions républicaines, aux idées socialistes. L'engagement de l'écrivaine est tel que son appartement parisien est transformé en cénacle républicain et par voie de conséquence, sous surveillance policière, Michel gagne le procès en séparation de George Sand, au terme d'une longue procédure, le 16 février 1836. Il promet à George Sand de vivre avec elle, mais c'est un homme marié et qui va le rester. Peur de sa femme et de la forte personnalité de la romancière, leur liaison se délétère et prend fin au mois de juin 1837, après des reproches mutuels. Une séparation douloureuse qui déstabilise George Sand. Les liaisons qui suivent sont sans lendemain: Félicien Mallefille le précepteur de son fils Maurice, Charles Didier ou de l'acteur Pierre Bocage. Ce dernier lui restera fidèle en amitié.

George Sand dédie la sixième des Lettres d'un voyageur à Everard, surnom qu'elle donne à Michel de Bourges. Il lui inspire également le personnage de l'avocat Simon, dans le roman du même nom en 1836. Un autre ouvrage intitulé Engelwald le Chauve n'est pas sans évoquer Michel de Bourges, mais l'oeuvre ne sera jamais publiée et le manuscrit est détruit en 1864 par l'auteur.

 

 

FRANZ LISZT et MARIE D'AGOULT

 

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Alfred de Musset présente George Sand à Franz Liszt, compositeur, pianiste virtuose et professeur de musique d'Herminie, la soeur du poète. Franz Liszt est transporté par le mouvement de 1830, influencé par les idées saint-simoniennes et enthousiasmé par Lamennais. La lecture de Leone Leoni, transposition de Manon Lescaut dans le monde romantique, a fait de lui un admirateur de George Sand. Leur relation restera purement amicale. Le 28 août 1836, George Sand part de Nohant avec ses enfants, pour se rendre en Suisse où l'attendent ses amis Franz Liszt et Marie d'Agoult. Marie a quitté son mari et sa fille pour rejoindre Franz Liszt à Genève et la passion qui les unit plaît à George Sand. En octobre 1836, George Sand s'installe à l'hôtel de France, rue Laffitte à Paris, où résident Liszt et Marie d'Agoult. Le salon de la comtesse d'Agoult est fréquenté par Lamennais, Henri Heine, Adam Mickliewicz, Michel de Bourges, Charles Didier et Frédéric Chopin.

 

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En février-mars et mai-juillet 1837, Franz Liszt et Marie d'Agoult séjournent à Nohant 

 

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C'est à Franz Liszt que George Sand adresse la septième des Lettres d'un voyageur, sur Lavater et la maison déserte. Liszt lui répond par ses trois premières lettres d'un bachelier ès musique. En 1838, George Sand donne à Balzac le sujet d'un roman, les Galériens ou les Amours forcés. Ces galériens de l'amour, sont Franz Liszt et Marie d'Agoult. C'est pourquoi George Sand ne peut écrire ce roman elle-même et le confie à Balzac. 

L'ouvrage figure dans la collection de La Comédie Humaine sous le titre de Béatrix. Le personnage de la comtesse d'Agoult est celui de Béatrix et Liszt, celui du compositeur Conti. Quand à George Sand, elle apparaît dans le roman sous le nom de Félicité des Touches ou par son nom de plume androgyne, Camille Maupin. Les personnages sont parfaitement transparents et dans l'oeuvre, Félicité des Touches est toujours comparée à Béatrix et lui est préférée. On voit que l'amitié des deux femmes s'est refroidie, à cause de l'engouement de George Sand pour Frédéric Chopin.

 

 

Félicité de Lamennais

 

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L'abbé Félicité de Lamennais devient le démocrate chrétien qui trouve dans l'évangile, la loi de liberté, d'égalité et de fraternité. Loi recueillie par les philosophes et proclamée par la Révoluton. Il est excommunié après la parution de son livre Paroles d'un croyant. Lamennais a une grande influence sur Franz Liszt et George Sand qui manifeste leur enthousiasme pour ce prêtre, dans Histoire de ma vie. George Sand  lui déclare: " Nous vous comptons parmi nos saints ... vous êtes le père de notre église nouvelle". Lamennais se fixe à Paris, fonde un journal, Le Monde, auquel George Sand collabore bénévolement. Elle publie en 1837, Ingres et Calamatta, un article destiné à faire connaître le graveur Luigi Calamatta.

 

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Celui-ci réalise des portraits de Georges Sand, la gravure Une visite aux Catacombes, un petit fragment poétique, et enfin les célébres Lettres à Marcie. Dans ces dernières, George Sand exprime ses idées sur le mariage, l'affranchissement de la femme et son égalité avec l'homme. L'audace de cette oeuvre a dû effaroucher Lamennais, pour qu'il commente son auteur en ces termes: " Elle ne pardonne pas à Saint Paul d'avoir dit: Femmes, obéissez à vos maris!". Finalement, la publication s'interrompt lorsque Lamennais abandonne la direction du Monde.

Lamennais suscite à George Sand dans son roman Spiridion, le personnage du moine fondateur d'un couvent, chercheur intransigeant de la vérité. Le philosophe Pierre Leroux marque également de son empreinte, cet ouvrage.

 

PIERRE LEROUX

 

 

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Charles-Augustin Sainte-Beuve (1804-1869), critique et écrivain, est le conseiller littéraire de George Sand.

 

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Il est aussi son confident, particulièrement au moment de ses amours avec Alfred de Musset. George Sand toujours en quête d'idéal et de ferveur réformatrice, demande son avis à Sainte-Beuve dans ce domaine. Après Félicité de Lamennais, elle cherche un nouveau mentor qui pourrait satisfaire son ardeur politique. En avril 1835, se tient à Paris le procès de 10 000 insurgés, à la suite de la révolte des Canuts

 

 

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et aux insurrections de 1834 qui ont éclaté dans la capitale et différentes grandes villes de France. Ce procès monstre offre une tribune inespérée à l'opposition républicaine et les convictions de George Sand s'affirment lors de son déroulement. Face à l'échec des révoltes, elle interroge De Sainte-Beuve sur " la révolution à faire. Celui-ci l'oriente vers deux hommes de doctrine: Pierre Leroux et Jean Reynaud qui participent à l'élaboration de l'Encyclopédie nouvelle. George Sand demande à rencontrer Pierre Leroux et au mois de juin 1835, elle lui pose "la question sociale". Leroux subjugue George Sand et " elle ne jure plus que par lui". Une profonde amitié naît de leur admiration mutuelle, le philosophe trouvant auprès de l'écrivain, une aide matérielle importante. Elle découvre dans les principes de Pierre Leroux, une synthèse des dogmes épars qu'elle emprunte au christianisme, à Jean-Jacques Rousseau, au saint-simonisme, à Michel de Bourges et à Lamennais. Compte tenu de l'influence des idées de Pierre Leroux sur l'oeuvre de George Sand, il n'est pas inutile de résumer ici sa doctrine: 

1- " L'homme est un animal transformé par la raison et indissolublement uni à l'humanité; on ne peut concevoir un homme hors de l'humanité; l'homme n'est pas seulement sensation, ou sentiment, ou connaissance, mais une trinité indivisible de ces trois choses".

2- " Nous sommes immortels; à la mort, l'âme ne fait que se retremper en Dieu, se plonge dans l'oubli avant chaque nouvelle renaissances et à chaque incarnation l'homme se perfectionne ".

3- " Durant son incarnation, chaque être humain doit progresser indéfiniment, en communication complète avec la nature et avec ses semblables; l'homme ne peut pas vivre sans société, sans famille, sans propriété, mais il faut combattre les abus de ces trois institutions qui empêchent l'homme de progresser indéfiniment ".

4- " Le progrès de l'humanité est infini et continu (idée de Leibniz). Les religions sont incomplètes, car elles séparent le corps et l'âme, l'esprit et la matière; or Dieu est partout, dans le matériel comme dans le spirituel (idée de Saint-Simon sur la sainteté de la matière). L'homme trouvera son salut lorsqu'il comprendra qu'il ne faut pas attendre le royaume de Dieu en dehors de ce monde, après la mort, mais tenter d'élever et sanctifier la vie charnelle et le labeur terrestre".

 

Leroux s'interresse particulièrement de ce point de vue, à certaines sectes médiévales comme les lollards, les hussites et surtout les taborites.

Les idées de Pierre Leroux se manifestent dans toute une série de romans de George Sand: Spiridion, Consuelo, La comtesse de Rudolstadt, Jean Zyska, Procope le Grand, Le Meunier d'Angibault, Le péché de Monsieur Antoine, Horace, Le Compagnon du tour de France, Jeanne, tous ces ouvrages apparaissent comme la mise en oeuvre du programme de Leroux: lutte contre les triples abus: de caste, de famille et de propriété; prédication de la doctrine du progrès continu et de la " vie de l'homme dans l'humanité". La rencontre de George Sand avec l'écrivain prolétaire Agricol Perdiguier

 

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lui inspire le personnage de Pierre Huguenin, le héros de son roman Le Compagnon du tour de France, publié en 1840. Ce roman prêchant l'un des dogmes de la théorie de Leroux, la guerre aux préjugés de caste et l'abolition des différents entre groupes sociaux, François Buloz, le directeur de la Revue des deux Mondes, propose tant de changements et de coupures que George Sand préfére reprendre son manuscrit et le publier en volume. Un an plus tard, il refuse de faire paraître son nouveau roman, Horace, dans sa revue.

En 1841, George Sand fonde avec Pierre Leroux et Louis Viardot la revue Indépendante.

 

 

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De 1841 à 1844, elle publie dans cette revue des romans: Horace, Consuelo, Jean Zyska, Procope le Grand, La comtesse de Rudolstadt, Isidora, ainsi que divers articles. Elle se lie d'amitié avec des poètes prolétaires, comme le maçon Charles Poncy de Toulon, le père Magu et son gendre, le serrurier Jérôme Gilland, pour lesquels elle écrit des préfaces à leurs ouvrages; ils apparaissent comme une preuve visible de la théorie de Leroux sur le progrès continu et la perfectibilité de l'humanité. Le père Magu inspire George Sans le personnage d'Audebert dans son roman La ville noire, publié en 1860.

 

FREDERIC CHOPIN ET GEORGE SAND

 

 

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George Sand rencontre Frédéric Chopin dans les tous derniers mois de 1836, par l'intermédiaire de Franz Liszt et de Marie d'Agoult. Leur liaison commence au mois de juin 1838. A cette époque, Eugène Delacroix peint le double portrait de Sand écoutant Chopin au piano.

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A la fin de l'année 1838, George Sand et ses deux enfants partent pour Majorque et Frédéric Chopin les rejoint au cours de leur trajet à Perpignan. A Barcelone, George Sand visite le palais de l'Inquisition en ruines. Impressionnée par les lieux, elle y fait allusion dans son roman La Comtesse de Rudolstadt. Arrivés à Palma de Majorque,

 

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les voyageurs sont ravis par le cadre enchanteur de l'île, mais ils éprouvent de grandes difficultés pour se loger, en raison de l'absence d'hôtels et de chambres meublées. Atteint de phtisie, Chopin voit sa santé se détériorer. Les visiteurs sont chassés de leur logement par les majorquins qui pensaient que la maladie était contagieuse. Le 15 décembre, George Sand et Frédéric Chopin se rendent à l'ancienne Chartreuse de Valldemossa

 

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où ils sont hébergés dans des cellulles monacales. Le site est magnifique, mais l'approvisionnement en nourriture est difficile, d'autant plus que les voyageurs sont en butte à l'hostilité des insulaires parce qu'ils n'assistent pas aux offices religieux. Le 13 février, ils quittent l'île, rejoignent Barcelone après un périple éprouvant au cours duquel la santé de Chopin se dégrade encore. Leur séjour à Marseille permet au musicien de se rétablir et à la fin du mois de mai, ils arrivent à Nohant où ils passent tout l'été. George Sand publie un récit de ce voyage: Un hiver à Majorque.

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George Sand et Chopin résident l'été à Nohant et l'hiver à Paris, d'abord rue Pigalle, puis à partir de l'autmne de 1842, au square d'Orléans, rue Taitbout. En raison de la maladie de Chopin, leur liaison se transforme en une relation mère/fils. Grâce à Chopin, le cercle des amis de George Sand s'élargit encore. Chopin reçoit des écrivains: Adam Mickiewicz, Julien-Ursin Niemcewicz, des musiciens: Giacomo Meyerbeer, Joseph Dessauer, Pauline Viardot et des membres de l'aristocratie polonaise en exil: Adam Jersy Czartoryski, Delfina Potocka.

  

Jerzy et delfina

 

Mais Frédéric Chopin se comporte comme un compagnon absorbant et tyrannique. Les malentendus deviennent fréquents, d'autant plus que les enfants de George Sand grandissent et s'imposent comme des individualités. Maurice prend à coeur tous les désaccords entre sa mère et Chopin et les rapports entre le musicien et Maurice deviennent hostiles. A partir du printemps de 1846, George Sand héberge à Nohant une jeune cousine de sa famille maternelle, Augustine. Sa fille Solange et Chopin détestent Augustine tandis que Maurice, son ami d'enfance, est toujours prêt à prendre sa défense.

Sur ce fond de discordes, des moments de détente sont privilégiés: pendant que Chopin improvise au piano, Solange, Augustine et Maurice miment des scènes et dansent des ballets comiques. Les hôtes séjournant à Nohant, comme Emmanuel Arago et Louis Blanc participent aussi à ces divertissements.

 

Nohant, arago et blanc

 

Après le départ de Chopin pour Paris, ces pantomines prennent le caractère de véritables pièces de théâtre, dans le genre de la Commedia dell'arte.

 

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Elles seront publiées en recueil et sont à l'origine du théâtre de Nohant. Ce même théâtre est décrit en détail par George Sand dans son roman Le château des désertes où Maurice Sand lui inspire le personnage de Celio Floriani et Augustine celui de Cécile, qui interprète le rôle de Donna Elvira. Citons également Frédéric Chopin, reconnaissable à travers le personnage du prince Karol, dans l'ouvrage de George Sand, Lucrezia Floriani, édité en 1846.

 

PROJET DE MARIAGE POUR SOLANGE

 

 

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Un projet de mariage s'ébauche au mois de novembre 1846, entre Solange Sand et un hobereau berrichon, Fernand des Préaulx. En janvier 1847, George Sand est présentée au sculpteur Auguste Clésinger, pendant un séjour à Paris et visite son atelier. En février, George Sand et sa fille se voient proposer la réalisation de leur buste par l'artiste. Celui-ci s'éprend de Solange et la réciprocité est immédiate, alors que dans le même temps, George Sand prépare l'union de sa fille avec Fernand des Préaulx.

Quelques semaines plus tard, Solange épouse Auguste Clésinger à Nohant.

 

solange et clésinger

 

Le 11 juillet, le couple très endetté, demande en vain une aide financière à George Sand. A la suite de sa décision, une violente altercation se produit entre Auguste Clésinger et Maurice Sand et ce, malgré l'intervention de la romancière. George Sand congédie sur-le-champ, sa fille et son gendre. En raison de sa méfiance maladive, Frédéric Chopin donne crédit aux calomnies rapportées par Solange sur sa mère et met fin à sa liaison de dix années avec George Sand.

L'esprit imaginatif de George Sand transpose le tempérament de sa fille et le traitement qu'elle inflige à son premier fiancé, dans Mademoiselle Merquem en 1868. Dans cet ouvrage, une jeunne fille dont le prénom masculin est féminisé, Erneste du Blossay, ressemble à Solange sous une forme caricaturale et aux traits forcés: ambitieuse, capricieuse, têtue et rusée. C'est une constante chez George Sand de faire apparaître dans son oeuvre littéraire, des jeunes femmes qui ne sont pas sans rappeler la personnalité de Solange.

 

L'engagement politique de George Sand

 

En 1844, George Sand fonde un journal local, L'Eclaireur de l'Indre, dont le premier numéro paraît le 14 septembre. Elle publie dans ce journal plusieurs articles en 1844 et 1845, notamment la lettre d'introduction aux fondateurs le 14 septembre 1844 sur les ouvriers boulangers de Paris le 28 septembre, la lettre d'un paysan de la Vallée Noire aux rédacteurs de l'Eclaireur écrite sous la dictée de Blaise Bonnin les 5 et 12 octobre, la lettre au sujet de la pétition pour l'organisation du travail le 09 novembre, trois articles sur la politique et le socialisme les 16, 23 et 30 novembre, un compte rendu de l'Histoire de 10 ans de Louis Blanc le 18 janvier 1845, la préface du livre de Jules Néraud: Botanique de l'enfance le 15 mars suivant.

Des relations amicales s'établissent entre Louis Blanc et George Sand, qui songe même à lui faire épouser sa fille, mais ce projet échoue. George Sand écrit également deux articles sur l'histoire de la Révolution de Louis Blanc, en 1847 dans le Siècle et en 1865 dans l'Avenir national. Au mois de novembre 1844, Louis Blanc prie George Sand de collaborer au journal qu'il a fondé, la Réforme. Dans ce journal paraît successivement en 1845, son roman Le Meunier d'Angibault, l'article sur la Réception de Sainte- Beuve à l'académie et en 1848, celui sur l'Election de Louis-Napoléon à la présidence de la République. A cette époque, George Sans noue des relations épistolaires ou personnelles avec Barbès, Mazzini, Bakounine, Louis Bonaparte, Pauline Roland, les frères Etienne et François Arago.

George Sand se réjouit de la chute du roi Louis-Philippe et la fin de la Monarchie de Juillet le 24 février 1848,

 

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 affichant son engagement politique socialiste. La deuxième République est proclamée. La romancière arive le 20 mars et participe aux nouveaux journaux républicains comme le bulletin de la République, la Cause du peuple avec Louis Viardot et la Vraie République. Une émeute se produit à la suite de la manifestation du 15 mai 1848 et l'Assemblée constituante nouvellement élue, mais conservatrice, est envahie par la gauche républicaine. Cette insurrection est réprimée et les dirigeants socialistes sont arrêtés dont: Armand Barbès, Auguste Blanqui, Alexandre Martin surnommé "l'ouvrier Albert", François-Vincent Raspail, Pierre Leroux.

 

arrestation du 15 mai

 

Ce sont les premières arrestations politiques du régime. Face à l'échec de cette journée, George Sand se retire à Nohant le 18 mai, alors que ses amis souhaitent pour assurer sa sécurité, qu'elle quitte la France pour l'Italie. Même si George Sand se défend de toute participation à la protestation du 15 mai, son départ est d'autant plus nécessaire, que les incarcérations se poursuivent. George Sand résidera à Nohant pendant plus d'un an, où elle bénéficie de la protection bienveillante d'Alexandre Ledru-Rollin.

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Les événements politiques se précipitent avec la fermeture des ateliers nationnaux qui engendre une insurrection le 22 juin 1848. L'armée commandée par le général Eugène Cavaillac, ministre de la Guerre investi des pleins pouvoirs par l'Assemblée, écrase dans le sang avec l'appui de la Garde nationale, les insurgés du 23 et 26 juin. L'échec de la Révolution de 1848 marque l'arrêt de l'activité militante de George Sand et l'amorce des désillusions. Le bonheur des peuples est-il une utopie, un idéal inaccessible? L'avenir lui donne malheureusement raison. Avec l'arrivée au pouvoir de Louis Napoléon Bonaparte

 

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et son coup d'état du 02 12 1851, ce sont de nouveaux les arrestations, les déportations, la censure, qui s'abattent sur le pays.

 

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Coup d'état du 02 décembre 1851 dans les rues de Paris

 

 

Deux cents députés sont emprisonnés dont Adolphe Thiers.   

George Sand décide alors de prendre fait et cause pour les condamnés et prisonniers politiques. Elle entreprend de multiples démarches en leur faveur, au cours des mois de janvier et février 1852. Elle écrit plusieurs lettres à l'Empereur qui finit par lui accorder deux audiences dont la première a lieu le 30 janvier 1852.

George Sand plaide pour une amnistie générale. Son geste sera vain, Napoléon III lui accorde de rares remise de peine. La censure empêche l'écrivain de s'exprimer dans la presse. De ce fait, elle manifeste sa pensée à travers ses romans, sa correspondance et le théâtre.

 

LES DERNIERES ANNEES DE GEORGE SAND ET SON DERNIER AMOUR

 

 

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George Sand est justement contrainte d'écrire pour le théâtre à cause d'embarras financiers. A Nohant, il lui arrive même d'exercer les fonctions de médecin de village, ayant étudié avec son premier précepteur, le docteur Deschartres, l'anatomie et les remèdes à base de plantes. Mais elle ne se cantonne pas à Nohant, voyageant aussi bien en France, et notamment chez son grand ami Charles Robin Duvernet au château du Petit Coudray, ou à l'étranger.

Elle s'installe dans une relation apaisée avec un ami de son fils Maurice, Alexandre Manceau, c'est un graveur de talent. Elle a 45 ans quand ils se rencontrent, il en a 13 de moins. Il est petit, mince, le regard un peu triste, il n'a rien d'un séducteur, même si le visage fin frappe par sa sensibilité. Mais son charme doit être bien réel, puisque très vite, son séjour à Nohant se transforme en résidence à demeure. Il ne rentre à Paris que quelques mois plus tard, pour prendre son matériel de graveur, et installe son atelier non loin de la chambre de George. " Oui, je l'aime lui... je l'aime avec tout ce qu'il est et il y a un calme étonnant dans mon amour, malgré mon âge et le sien ... je suis heureuse, je supporte tout, même son absence, moi qui n'ai jamais supporté cela... " confie Sand à Hetzel, portée par l'enthousiasme des débuts. Pourtant, cette fois, elle ne se trompe pas "et si elle fut moins spectaculaire que d'autres, sa relation avec Manceau fut peut-être la plus touchante. La plus proche aussi d'un équilibre que, faute de mieux, on pourrait appeler conjugal, avec ce que cela suppose de compagnonnage, de joies et de peines partagées, et de (quasi) fidélité.

 

Sand et manceau en 1864

 

Manceau fait très vite partie de la famille. Ils participent aux soirées théâtrales, aux veillées, aux promenades dans la campagne berrichonne. Il se révèle indispensable. Non seulement il s'acquitte des tâches de secrétariat de Madame, gère l'intendance et les finances, mais en plus il paye son écot - ce qui ne s'est jamais vu ! Et surtout, il se consacre nuit et jour à sa dame qu'il entoure de mille soins, prévenant ses désirs, aplanissant toutes les difficultés matérielles, lui témoignant amour et respect avec un dévouement sans limites. "

  

Il est pendant 15 ans à la fois son amant et son secrétaire. Manceau achète une petite maison à Gargilesse où ils y passeront de très bons moments. Mais c'est compter sans Maurice ... Sans doute n'a t-il jamais bien accepté la liaison de sa mère avec son camarade. Ce faible aux brusques emportements met brutalement Manceau à la porte, sans en aviser sa mère et sans le moindre droit. Coup de théâtre: George Sand quittera elle aussi Nohant, sa maison, et son fils, pour suivre son compagnon.

Déchirement. Tentative de compromis. Départ. " Me voilà désormais seul avec elle, quelle responsabilité, aussi quel honneur, quelle joie! note Manceau dans l'Agenda qu'il tient avec Madame. 

 

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Maison de George Sand à Gargilesse

 

Elle devient l'amie de Gustave Flaubert et la seule femme admise aux dîners Magny, au cours desquels elle trouve Théophile Gautier, les frères Jules et Edmond Goncourt, Sainte-Beuve, Taine etc...

  

CHEZ GEORGE SAND Une très bonne table

 

La table de George Sand fait vraiment rêver avec des nappes blanches finement ajourées, de l'argenterie portant le monogramme de l'hôtesse, GS ici, de la faïence tendrement fleurie, des hauts candélabres, et de la verrerie en cristal ...

Frédéric Chopin avait offert à George Sand des verres en cristal ocre et bleu.

Elle recevait beaucoup d'amis à Nohant, à sa table les esprits étaient fortifiés et charmés de manière aussi subtile et savoureuse que les estomacs. Les service était discret, silencieux, tandis que s'animaient tour à tour la poésie, la peinture, la musique, les belles lettres, en compagnie de Franz Liszt, Chopin, Eugène Delacroix, Balzac, Alexandre Dumas, Théophile Gautier, Tourgueniev, Flaubert ...

 

à la table de g sand

 

La route était longue, le repas mérité ... On ne passe pas à Nohant, on s'y rend.

George Sand décrit en 1839 la route à suivre pour venir de Paris:

 

Un coupé des messageries royales part à sept heures du soir de la rue Notre-Dame-des-Victoires; après avoir déjeuné à Orléans à six heures du matin, on dîne à Vierzon à trois ou quatre heures de l'après-midi, on repart une heure plus tard pour atteindre Chateauroux à neuf heures.

 

De chateauroux à Nohant la patache parcourt la distance en quatre heures, et le cabriolet, que George Sand met à disposition de ses amis, en trois heures.

 

à la table de George Sand, un délicieux Potage à la reine

 

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 Elle continue d'écrire un à deux romans par an, mais commence à souffrir de douleurs abdominales. Le 23 mars 1876, George Sand complète à Nohant, son testament du 17 juillet 1847.

  

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Maurice Sand avec sa femme Marceline dite "Lina" et ses deux petites-filles Aurore et Gabrielle au château de Nohant le 26 avril 1875

  

Au mois d'avril, son mal empire, mais elle n'en parle encore à personne. Le 28 mai, elle écrit à son médecin, Henri Favre: " Je me demande où je vais et s'il ne faut pas s'attendre à un départ subit un de ces matins. J'aimerais mieux le savoir tout de suite que d'en avoir la surprise". Le 30 mai, les douleurs s'accentuent, la souffrance est difficilement supportable. Son fils Maurice , sa femme et ses deux petites-filles arrivent à Nohant.

Maurice sand et sa femme Marceline

 

Maurice demande l'intervention du docteur Gustave Papet, l'ami fidèle de George Sand. La famille se rend également au domaine: sa fille Solange Clésinger puis les neveux de la romancière, Oscar Cazamajou, fils de Caroline Delaborde et rené Simmonet, fils de Léontine Chatiron. George Sand est à présent alitée et les médecins se succèdent à son chevet. Leurs soins soulagent la douleur, mais de manière ponctuelle. La fin est proche, George Sand en est consciente. Le 03 juin, elle fait venir auprès d'elles ses deux petites-filles, Aurore et Gabrielle (les filles de son fils Maurice).

 

Aurore et gabrielle

  

A partir du 04 juin, les symptômes s'aggravent. Le 06 juin, les fidèles sont présents, tels que Edmond Planchut, Emile Aucante et Henri Amic. Le 07 juin, George Sand est toujours lucide et demande une dernière fois ses petites-filles pour les embrasser. Le soir de ce même 7 juin, elle murmure à Solange, qui lui prodigue les soins, et à sa belle-fille Lina Calamatta: "Adieu, adieu, je vais mourir"; Le 8 juin, vers 6 heures du matin, elle cherche du regard la lumière, Solange positionne alors le lit de sa mère vers la fenêtre. George Sand a encore la force de prononcer quelques mots et perd connaissance. Son agonie dure près de 4 heures. Elle meurt d'une occlusion intestinale dans sa 72 ème année et son décès est constaté à dix heures du matin, ce jeudi 8 juin 1876 au château de Nohant.

 

Le tombeau de George Sand au Château de Nohant

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J'espère que ma petite balade dans la campagne du Berry avec George Sand vous aura plu,

Bonne balade ! 

 

 

 

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Mes sources: Wikipédia

Quelques sites sur George Sand passionnants:

 

George Sand 1804-1876

La maison de George Sand

Les amis de George Sand

Bienvenue au pays de George Sand dans le Berry

 

 

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29 juillet 2016

Salade de riz au thon mayonnaise ...

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Coucou tout le monde

pour commencer cette semaine encore bien chaude, nous n'avons pas envie de faire de longue cuisson alors je vous propose ce plat frais et coloré et facile à réaliser soit pour un pique-nique, un buffet ou tout simplement pour une entrée froide ...

En ce moment mes poulettes pondent tous les jours et il faut suivre la cadence, LOL

 

Pour 6 à 8 personnes

Ingrédients

 

200 gr de riz

1 grosse boîte de thon au naturel

1 bol de mayonnaise faites maison si possible

du persil frais haché ( pour moi du jardin )

Pour la garniture du plat

6 ou 7 oeufs cuits durs ( pour moi de mes poulettes )

2 belles tomates ( pour moi du jardin )

de belles feuilles de salade ( de la laitue de préférence )

du sel et poivre

( un tube de mayonnaise, pour la déco des oeufs ,facultatif )

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Préparation

Commencez par cuire le riz, bien l'égoutter, ajouter la boîte de thon au naturel, bien égoutté aussi, mélangez,

ensuite ajouter le bol de mayonaise ( selon votre goût ) , sel et poivre et persil haché.

Mettez cette préparation dans un petit saladier ( genre cul de poule ) bien tasser, pour éviter les trous d'air.

Préparez un joli plat avec quelques belles feuilles de laitue sur le fond,

Démoulez au milieu de votre mélange de riz/thon mayonnaise

Décorez-le , tout le tour avec de fines tranches de tomates et sur le plat tout au tour ajouter les oeufs cuits durs coupés en deux avec une petite noisette de mayo sur le dessus.

Décorez sur le dessus du dôme d'un peu de jaune, de persil et de mayo.

Bon appétit !

 

Retrouvez mon billet : Comment congeler du persil pour en avoir toute l'année?

 

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ET une autre idée de plat froid, pour une entrée ou un buffet froid

avec Mon porc froid "charcutière" à la Parisienne

Bon appétit !

bisous

 

 

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